Je ne pensais pas, après toutes ces années, pouvoir être encore autant charmée par une adaptation en rapport avec Jane Austen, surtout par l'adaptation d'une austenerie finalement. Oui, parce qu'il s'agit d'une fiction, et il est important de ne pas l'oublier malgré tout, du roman Miss Austen de Gill Hornby porté à l'écran. J'avais déjà beaucoup aimé celui-ci, j'ai encore plus aimé la série.
On n'y retrouve tout ce qui m'avait plu dans le roman. Cela pourrait être évident mais ce n'est pas toujours le cas lorsqu'on passe d'un format à l'autre. Par exemple, les réflexions sur la condition de la femme, chères à Jane Austen, sont au coeur de l'intrigue mais aussi, un plaisir plus personnel, celui de ne pas voir minimiser les comportements de certains des frères de l'autrice.
Et si dans le roman, j'avais un peu moins aimé les parties dans le passé, ce ne fut pas le cas ici, essentiellement grâce au casting je pense, mais pas seulement. L'humour si particulier de Jane Austen, son esprit, parfois piquant disons-le, sont parfaitement rendus et sont un véritable régal.
Mais revenons sur le casting, parce que beaucoup repose sur lui, je pense. J'en ai rarement vu un de plus parfait. Peut-être parce que je n'ai pas spéculé en amont sur qui jouerait qui ou qui
devrait jouer qui mais toutes les femmes présentes au générique sont exceptionnelles dans leur rôle. Keely Hawles, qui joue Cassandra dans le présent et Synnøve Karlsen qui la joue plus jeune, Rose Leslie et Mirren Mack dans les rôles d'Isabella et de Dinah, Jessica Hynes et Liv Hill pour les deux versions de la redoutable Mary, toutes sont parfaites mais je me répète. Alors qu'y a-t-il au-dessus de parfaite ? Quel mot puis-je employer pour parler de Patsy Ferran dans le rôle de Jane Austen ? Je crois, tout simplement, que c'est ma Jane Austen préférée, et cela en dit long étant donné celles qui l'ont précédée. C'est mon coup de coeur absolu de cette adaptation.
Enfin, la relation entre les deux soeurs est la merveille de cette histoire, même si tout n'est pas réaliste pour moi dans l'histoire de Cassandra. Ce lien si particulier qui les unissait en rendu avec tant de beauté à l'écran. Je vous mets au défi de ne pas pleurer.
Quel bonheur, après 15 ans de blog consacré à Jane de découvrir encore de telles pépites.