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Jane's Adaptations

  • Jane Austen, TV & Locations Guide

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    jane austen, jane austen france, pemberley, guide, angleterre, maison, film, série, adaptation, lieu de tournageTitre : Jane Austen TV & Locations Guide

    Auteur : Marcia Kennedy-Mcluckie

    Langue : Anglais

    Genre : Guide 

    Note : 4,5/5

     

       Si vous projetez un tour d'Angleterre sur les traces de Jane Austen, ce petit guide pourrait vous être utile. Mais celui-ci ne vous enverra pas forcément à Chawton ou Steventon mais plutôt sur les lieux de tournage des différentes adaptations. Si vous voulez visiter le Pemberley de la version 2005 ou le Mansfield Park de 1999, il vous le faut. Il est extrêmement bien fait et assez complet même si les dernières adaptations n'y figurent pas. Cependant, il a déjà été remis à jour, cela sera donc peut-être de nouveau le cas prochainement.

       Chaque description est accompagnée de l'histoire du lieu, des évènements marquants qui s'y sont produits ou du nom de propriétaires illustres. Il est également souvent précisé s'il est possible ou non de les visiter. Une carte permet même de repérer facilement ces lieux en Angleterre et en Irlande.

       Le petit bémol de ce livre je trouve, ce sont les photos, et étant donné les sublimes maisons dont on parle, c'est un peu dommage. Ce sont parfois plus les acteurs qui sont mis en avant que les lieux eux-mêmes alors que l'on s'attendrait évidement au contraire.

       Et si jamais vous ne pouvez pas partir à l'aventure pour le moment, ce guide vous donnera très certainement au moins envie de vous replonger dans les adaptations et d'être cette fois plus attentif aux décors...

     

       Et si vous voulez en découvrir tout de suite un peu plus sur les différents lieux de tournages, je vous invite à lire mais articles sur Pemberley et Northanger Abbey.

  • Pemberley (Death Comes to Pemberley, le film)

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    pemberley,death comes to pemberley,la mort s'invite à pemberley,darcy,p d james,matthew goode,james norton   Il s'agit de l'adaptation de Death Comes to Pemberley/La Mort s'Invite à Pemberely de P.D. James, qui se déroule plusieurs années après la fin d'Orgueil et Préjugés autour d'une histoire de meurtre et d'un procès.

       Si j'avais émis quelques réserves sur le livre, j'ai absolument adoré l'adaptation et le coup de coeur est total ! Dès le lancement du DVD, nous sommes éblouis par la beauté des images, de couleurs et des paysages. Les décors et les costumes suivront d'ailleurs cet esprit, tout est tout simplement sublime dans cette adaptation.

       Et en parlant de sublime, qu'en est-il des acteurs... J'avais été un peu déçue, comme beaucoup je le sais, du choix d'Anna Maxwell Martin pour Lizzy et de Matthew Rhys pour Darcy. Si je continue à penser qu'il leur manque un petit quelque chose, surtout à Elizabeth qui est trop douce et pas assez pétillante, ce sont quand même deux formidables acteurs qui fonctionnent parfaitement ensemble et sont très émouvants. Bon bien sûr, heureusement que la distributionpemberley,death comes to pemberley,la mort s'invite à pemberley,darcy,p d james,matthew goode,james norton n'était pas la même dans l'original parce qu'avec Matthew Goode dans le rôle de Wickham, jamais je
    n'aurais voulu que Lizzy choisisse ce pauvre Darcy !! 
    Tous les acteurs d'ailleurs sont excellents et même s'il est toujours douloureux de découvrir ce pauvre Colonel Fitzwilliam aux antipodes de ce que l'on savait de lui, mais en respectant l'oeuvre de P.D. James, j'ai trouvé que le film adoucissait légèrement ses torts par rapport au livre.

       Enfin, pour ce qui est de l'ambiance générale, c'est un pur régale. Je pense que le mystère convenait finalement mieux à la forme filmée qu'à la forme écrite et a été particulièrement bien rendu ici. On ne s'ennuie pas une seconde et la tension est palpable et pourtant, on apprécie en même temps de se retrouver dans la vie de ces personnages que l'on a tant aimés et quelques bulles d'humour parviennent à alléger le tout. L'arrivée de Lady Catherine, par exemple, est particulièrement pemberley,death comes to pemberley,la mort s'invite à pemberley,darcy,p d james,matthew goode,james nortonsavoureuse. 

       Est-ce que je finirais cette chronique sans une seule vraie critique ? Ce serait étonnant de ma part non ? Alors j'ajouterais simplement que j'ai trouvé l'une des scènes finales (incluant Lizzy et une potence) plutôt ridicule. Et pour ce qui est des retours en arrière, figurant des scènes d'Orgueil et Préjugés, même s'ils m'ont parus intéressants, Anna Maxwell Martin est bien trop marquée pour paraître vingt ans et c'est assez perturbant...  

     

       Parlons maintenant du DVD en lui-même. Si j'ai une petite préférence pour la jaquette anglaise, j'apprécie l'unité du design que l'on retrouve dans toutes les sorties Koba autour de Jane Austen et qui vous permet d'avoir une collection homogène. Il n'y a aucun bonus, ce qui est toujours décevant quand on aimepemberley,death comes to pemberley,la mort s'invite à pemberley,darcy,p d james,matthew goode,james norton autant une adaptation mais c'est également le cas dans la version originale. En revanche, il y a d'autres défauts bien plus dommageables. Tout d'abord, il est important de savoir qu'il s'agit de la version originale, accompagnée de sous-titres français. Il n'y a pas eu de doublage et vous n'avez pas le choix sur la langue des sous-titres. D'ailleurs je ne comprends pas le changement de titre de Death Comes to Pemberley à seulement Pemberley (alors que le titre français du livre est la Mort s'invite à Pemberley), cela crée la confusion et ne manquera pas d'induire l'acheteur en erreur. Enfin, alors que l'adaptation originale se découpe parfaitement en trois parties, elle est ici reconditionnée, si je puis dire, en deux seulement. Un changement inutile et plus que discutable.

       Voilà, il ne vous reste plus qu'à voir ou revoir cette adaptation indispensable, à avoir sans faute dans sa collection austenienne...

  • Unleashing Mr Darcy

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    unleashing mr darcy, teri wilson, darcy what else, adaptation, jane austen, austenerie, darcy, sexy   Il ne s'agit pas à proprement parler d'une adaptation d'un roman de Jane Austen mais, d'une adaptation d'une austenerie, que nous connaissons en France sous le titre Mr Darcy, What Else, vous vous rappelez, celle qui se passe dans le milieu des concours canins. Le livre avait été édité par Harlequin et le téléfilm a été réalisé et produit par Hallmark Channel. Si vous ne connaissez pas, disons que cela correspond aux téléfilms de l'après-midi sur M6. Pour autant, ce n'est pas une critique que je fais là, personnellement je suis plutôt bon public et je pense qu'autant l'auteur que la chaîne assument totalement le style de l'histoire, mais cela vous donne quand même une idée de ce à quoi vous pouvez vous attendre (et pour ceux pour qui ce n'est pas encore très clair, on est loin du film d'auteur quoi).

       Toute proportion gardée, j'ai donc passé un agréable moment. J'ai bienunleashing mr darcy, teri wilson, darcy what else, adaptation, jane austen, austenerie, darcy, sexy aimé les acteurs, dont on ne connait pas forcément les noms mais que l'on a tous déjà vu dans une série ou une autre. Vous avez par exemple Frances Fisher, l'incisive tante de Darcy que l'on a pu apercevoir dans Titanic, ou Ryan Kennedy, jouant l'équivalent de Bingley, qu'on ne voit pas assez à mon goût et que j'ai découvert récemment dans la série Major Crimes. J'ai peut-être trouvé Lizzy, avec son look vieillot, un peu fade en comparaison du sexy Donovan Darcy, mais de toutes façons ce n'est pas elle qu'on regarde le plus ! D'ailleurs, dès que l'on aperçoit Ryan Paevey, on ne se pose plus la question de savoir si un homme peut avoir du sex-appeal en promenant un petit chien !

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       Pour ce qui est des points négatifs, j'ai évidemment fortement regretté que l'action ne se passe plus à Londres, cela enlève quand même beaucoup de charme à l'intrigue. D'ailleurs, on ne voit rien deunleashing mr darcy, teri wilson, darcy what else, adaptation, jane austen, austenerie, darcy, sexy la ville, New-York en l'occurence, et c'est bien dommage mais je pense que ce genre de téléfilm n'a pas le budget adéquate pour réaliser toutes nos exigences ! L'humour est un autre petit bémol; même s'il est présent, j'ai préféré le livre sur cet aspect également. Sinon, comme pour ma lecture, j'ai trouvé cela  moins niais que ce à quoi on pourrait s'attendre à l'exception malheureusement des deux scènes de baiser où, à chaque fois, toute l'audience se met à applaudir. Seriously ?

       En bref, si vous avez une heure et demi à tuer, vous pouvez, sans culpabiliser, vous extasier devant les magnifique robes de bal de soeurs "Bennet" ou les abdos en béton de Darcy sortant de la piscine... Et si vous aimez les petits chiens, c'est la cerise sur le gâteau.

       Et hop, la dernière photo, c'est cadeau !

  • Love & Friendship (adaptation de Lady Susan)

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    lady susan,love and friendship,adaptation,jane austen,france,kate beckinsale   J'ai vraiment une affection toute particulière pour ce court roman de Jane Austen. Même si ce n'est pas mon favori, il révèle tellement de ce qu'elle est profondément, l'ayant écrit très jeune et ne le destinant pas à la publication, qu'on ne peut que l'adorer. Je l'ai lu un nombre incalculable de fois, j'ai travaillé sur des parties de son texte, je le connais presque par coeur. En bref, je savais bien que je serais assez difficile à charmer et très exigeante avec l'adaptation. Ça n'a pas raté.

       Tout d'abord, soyons clairs, c'est une bonne adaptation, que je vous conseille de voir et qui manquait clairement dans le paysage austenien. Bon nombre des défauts sur lesquels j'ai tiqué relèvent du détail et je sais que plus je visionnerai ce film, plus je l'aimerai mais je n'y peux rien, j'ai le souci du détail et il s'appliquera une fois encore à cette chronique...

       Je passe rapidement sur le fait d'avoir changé le titre pour utiliser celui d'une autre nouvelle de Jane Austen qui sonne plus comme Pride and Prejudice ou Sense & Sensibility à des fins purement commerciales. Je trouve ça ridicule mais si c'est ce qui a permis au réalisateur de produire le film, on lui pardonne. Je passe aussi sur ses déclarations dans la presse clamant que son film est, parmi toutes les adaptations de Jane Austen, l'une des seules valables ! Pour ce qui est du choix des acteurs en revanche, il faut sans conteste le féliciter pour celui de Kate Beckinsale. Elle est divine, magistrale, fine... Elle est Lady Susan. J'ai également apprécié le jeu des autres comédiens, avec une mention spéciale pour Tom Bennett qui, avec ce nom prédestiné, est hilarant en Sir James Martin. En revanche, j'ai trouvé Chloë Sevigny plus mauvaise que jamais mais heureusement nous la voyons assez peu.

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       Quelques passages sont également assez plats, avec une longue succession de différentes conversations mais adapter un roman épistolaire n'est pas une mince affaire et le réalisateur s'en sort malgré tout plutôt bien sur ce point-là en ajoutant ce qu'il faut d'action et de personnages. Pour fluidifier parfaitement le tout, il aurait malheureusement certainement fallu un film beaucoup plus long (ce qui, cela dit, n'aurait pas gêné la plupart d'entre nous je pense).

       La plupart des critiques ont mis l'accent sur l'humour du film qui est effectivement bien présent. S'il est surtout dû aux répliques intactes de la plume de Jane Austen, on peut tout de même en saluer la transposition à l'écran du réalisateur. Il a su respecter cela bien mieux que l'esprit de ses personnages et là, je ne parle plus seulement de petits détails gênants. Whit Stillman a choisi de faire de Lady Susan une héroïne avec laquelle on rit et à qui l'on pardonne aisément son comportement. Pour cela, il a atténué ses défauts, affadi les personnages qui l'entourent et changer la fin du roman, rien de moins. On essaie de nous faire croire que Lady Susan fait ce qu'elle peut avec ce qu'elle a et que ce livre serait en quelques sortes en pamphlet de défense des femmes qui n'avait à l'époque d'autres choix que de se vendre au meilleur mari possible. C'est complètement faux. Lady Susan trompe son premier mari, le ruine, multiplie les crasses à son beau-frère, couche avec le mari d'une de ses amies alors qu'elle est veuve depuis moins de trois mois et j'en passe. Pire que tout, ellelady susan, love and friendship, adaptation, jane austen, france, kate beckinsale
    n'aime pas sa fille, ne s'en est jamais occupée, la néglige et la dénigre. Lady Susan n'est pas une femme désespérée qui ruse pour se faire épouser parce que c'est son seul choix, c'est une femme égoïste et orgueilleuse qui est prête à n'importe quoi pour obtenir ce qu'elle veut. Je trouve que c'est là tout le piment du roman, tout le défi aussi de nous faire aimer cette histoire malgré son héroïne et tout cela a disparu du film. L'autre héroïne du roman, Catherine, qui ne se laisse jamais duper par sa belle-soeur et qui est l'autre femme forte finalement, rétablissant l'équilibre, est ici quasi insignifiante. C'est très certainement une interprétation qui plaira à certains et qui ne gênera aucunement ceux qui n'ont pas lu le roman mais il est bien dommage d'avoir dénaturer ainsi l'esprit du roman.

       Tout cela ne m'empêche d'attendre la sortie DVD avec impatience (déjà annoncé pour le 26 septembre en Angleterre) et d'avoir envie de revoir le film pour le juger peut-être un peu moins sévèrement.