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Jane Austen is my Wonderland

  • Pride & Prejudice - Classics Unfolded de Becca Stadtlander

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    pride and prejudice, pride and prejudice classics unflolded, classics unfolded, Becca stadtlanderTitre : Pride and Prejudice - Classics Unfolded

    Auteur : Becca Stadtlander

    Langue : Anglais

    Roman : Pride and Prejudice

    Genre : Autour de Jane Austen

    Note : 5/5

     

       Quand cette petite collection est sortie il y a une dizaine d'année, j'étais dans une période raisonnable. Je pensais (bêtement) que j'avais assez de versions d'Orgueil et Préjugés (est-ce qu'on en a jamais assez ?) et j'avais donc opté plutôt pour Alice in Wonderland et the Secret Garden, deux oeuvres qui me tiennent aussi beaucoup à coeur. Et ça m'allait très bien. Mais récemment, Romeo & Juliet est entré en ma possession, presque par hasard, et il ne me manquait donc plus que celui-ci, 4 titres seulement ayant été édités, ce qui était quand même idiot, vous l'admettrez. Je me suis donc sentie obligée de compléter ma collection.

       Et je ne l'ai évidemment pas regretté. L'intérieur nous présente, en accordéon, une version courte et illustrée du roman. Ici, l'artiste est Becca Stadtlander, qui a aussi été choisie pour The Secret Garden, Yelena Bryksenkova ayant illustré les deux autres opus et j'aime autant le travail de l'une que de l'autre. J'avais même déjà un dessin de cette édition qui avait été publié dans Flow et que j'ai gardé précieusement.

       Mais, si les trois autres sont des romans jeunesse ou courts, ce n'est pas le cas de Pride and Prejudice et j'avoue que je m'inquiétais vraiment du rendu, Beccas Stadtlander ne disposant que de quelques volets pour résumer cette histoire très riche. Spoilert alors, j'ai eu tort de m'inquiéter, elle s'en sort parfaitement.

       Un petit régal pour les yeux, une lecture agréable et un ajout de plus à ma collection sans fin donc... Et si vous voulez craquer à votre tour, les livres sont épuisés mais vous pouvez trouver les trois autres assez facilement. Celui-ci est victime de l'Austenmania et de personnes peu scrupuleuses qui pensent pouvoir en profiter pour le vendre une fortune sur Vinted mais si vous avez un peu de patience, il est encore régulièrement proposé à des prix raisonnables.

     

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  • The Worlds of Jane Austen d'Helena Kelly

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    the worlds of Jane Austen, Helena Kelly, James oses, the influences & inspiration behind the novels, Jane Austen, Jane Austen FranceTitre : The Worlds of Jane Austen

    Auteur : Helena Kelly

    Langue : Anglais ou Français

    Genre : Autour de Jane Austen

    Note : 5/5

     

       La première chose qui m'a donnée envie de lire ce livre sur Jane Austen, alors que je n'en lis quasiment plus, c'est la couverture réalisée par James Oses, un illustrateur que j'adore. Alors bien sûr que ce fut une énorme déception de constater que l'éditeur français ne l'avait pas conservée mais cela reste une bonne nouvelle qu'il ait été traduit, non ?

       D'autant que l'intérieur reste le même et qu'il est canon ! La lecture est agrémentée de très nombreux tableaux, illustrations et photos, tous plus beaux les uns que les autres (si ce n'est celle de la série Sanditon, seule grave faute de goût).

       Qu'en est-il du contenu alors ? 

       J'ai particulièrement aimé deux choses. Pour commencer, la mise en contexte. De nombreux critiques de l'autrice gagneraient à lire ce livre. Helena Kelly nous rappelle à quel point Jane n'était pas une jeune femme naïve perdue dans sa campagne, qui ne connaissait rien à la vie. Bien au contraire. Elle a vécu à une époque de grands changements et de grands bouleversements : l'indépendance de l'Amérique, la fin de l'esclavage, la révolution française, la remise en cause de la création... Son pays était constamment en guerre ! Et est-ce qu'elle pouvait ignorer tout ça ? Absolument pas. Son père était pasteur, deux de ses frères étaient marins, le mari de sa cousine a été décapité, et j'en passe. L'autrice inscrit clairement Jane Austen, sa famille et ses connaissances dans l'histoire et j'ai adoré ça. Je précise tout de même que l'on parle donc beaucoup de l'époque elle-même, pas toujours de Jane Austen, et que si le sujet ne vous intéresse pas, ce livre n'est pas fait pour vous.

       Le deuxième point fort de ce livre, c'est l'honnêteté d'Helena Kelly. Elle nous dit ce que l'on sait, ce que l'on ne sait pas, parfois ce que l'on a pu supposer et pourquoi, en nous laissant juger. Vous vous dites sûrement que c'est le minimum mais c'est tellement rare. Si vous avez déjà lu que Jane n'aimait pas Bath, qu'elle est morte de la maladie d'Addison, que son frère était sourd et j'en passe, et vous avez forcément lu au moins une de ces affirmations une fois, alors vous avez lu des suppositions présentées comme des faits et ça me fatigue tellement ! C'est donc un plaisir que je n'ai pas boudé !

       Vous l'avez compris, j'ai adoré ma lecture et je m'avancerais même jusqu'à dire que c'est certainement l'un des meilleurs livres sur Jane Austen que j'ai lu à ce jour. Et joyeux 250' anniversaire Jane, my dear.

     

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  • Miss Austen

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    Jane Austen, Jane Austen france, miss Austen, gill hornby, adaptation, keely hawles, patsy ferran  Je ne pensais pas, après toutes ces années, pouvoir être encore autant charmée par une adaptation en rapport avec Jane Austen, surtout par l'adaptation d'une austenerie finalement. Oui, parce qu'il s'agit d'une fiction, et il est important de ne pas l'oublier malgré tout, du roman Miss Austen de Gill Hornby porté à l'écran. J'avais déjà beaucoup aimé celui-ci, j'ai encore plus aimé la série.

       On n'y retrouve tout ce qui m'avait plu dans le roman. Cela pourrait être évident mais ce n'est pas toujours le cas lorsqu'on passe d'un format à l'autre. Par exemple, les réflexions sur la condition de la femme, chères à Jane Austen, sont au coeur de l'intrigue mais aussi, un plaisir plus personnel, celui de ne pas voir minimiser les comportements de certains des frères de l'autrice.

       Et si dans le roman, j'avais un peu moins aimé les parties dans le passé, ce ne fut pas le cas ici, essentiellement grâce au casting je pense, mais pas seulement. L'humour si particulier de Jane Austen, son esprit, parfois piquant disons-le, sont parfaitement rendus et sont un véritable régal.

       Mais revenons sur le casting, parce que beaucoup repose sur lui, je pense. J'en ai rarement vu un de plus parfait. Peut-être parce que je n'ai pas spéculé en amont sur qui jouerait qui ou quiJane Austen, Jane Austen france, miss Austen, gill hornby, adaptation, keely hawles, patsy ferran devrait jouer qui mais toutes les femmes présentes au générique sont exceptionnelles dans leur rôle. Keely Hawles, qui joue Cassandra dans le présent et Synnøve Karlsen qui la joue plus jeune, Rose Leslie et Mirren Mack dans les rôles d'Isabella et de Dinah, Jessica Hynes et Liv Hill pour les deux versions de la redoutable Mary, toutes sont parfaites mais je me répète. Alors qu'y a-t-il au-dessus de parfaite ? Quel mot puis-je employer pour parler de Patsy Ferran dans le rôle de Jane Austen ? Je crois, tout simplement, que c'est ma Jane Austen préférée, et cela en dit long étant donné celles qui l'ont précédée. C'est mon coup de coeur absolu de cette adaptation.

       Enfin, la relation entre les deux soeurs est la merveille de cette histoire, même si tout n'est pas réaliste pour moi dans l'histoire de Cassandra. Ce lien si particulier qui les unissait en rendu avec tant de beauté à l'écran. Je vous mets au défi de ne pas pleurer.

       Quel bonheur, après 15 ans de blog consacré à Jane de découvrir encore de telles pépites.

  • Ma Chère Cassandra

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    ma chère Cassandra, Jane Austen, finitude, lettres de Jane Austen, Jane Austen france, Jane Austen is my wonderlandTitre : Ma Chère Cassandra

    Autrice : Jane Austen

    Langue : Français

    Genre : Lettres

    Note : 4/5

     

       Je me souviens encore d'une discussion que nous avions eu sur le stand des éditions Finitude au salon du Livre de Paris, il y a de cela des années, à propos de cet ouvrage. Alors dire que j'ai l'ai attendu et qu'il s'agit d'un travail de longue haleine est presque un euphémisme mais ça en valait la peine.

       Je vous ai parlé de la version originale récemment, je ne reviendrai donc pas sur les lettres elles-mêmes, que j'adore. Je ne les ai d'ailleurs pas toutes relues ici, seulement mes préférées, et c'est assez pour vous dire que la traduction respecte l'esprit, l'humour et le piquant de la plume de Jane Austen.

       J'aimerais en revanche vous parler de la forme de cet ouvrage. Là où j'avais trouvé l'autre indigeste, j'ai trouvé celui-ci passionnant. Bien que lourd, il s'ouvre à plat, et je vous assure que ça compte dans le confort de lecture mais surtout, les notes de bas de page sont... en bas de page. Et là encore, vous pouvez rire, ça peut vous paraître relever du détail, mais ça change tout.

       Le plus important reste cependant ce qu'elles disent, évidemment, ces fameuses notes et on est loin des longues listes quasiment sans intérêt de l'édition originale. Ici, elles font leur job, elles expliquent une blague par-ci, replace un membre de la famille par-là... Comme la préface, et les quelques petits textes insérés entre certaines lettres ou à chaque début d'année, elles remettent le tout en contexte, que ce soit par rapport à l'époque, au climat historique ou à la vie de Jane elle-même, un apport indispensable. J'adorerais trouver cela dans tous ses romans d'ailleurs, ça nous éviterait peut-être de continuer à entendre que Jane Austen est fleur bleue, ou victorienne...

       Je regrette en revanche l'absence totale des quelques lettres que Jane Austen n'a écrit ni à sa soeur, ni à ses nièces. Je pense qu'elles n'auraient pas dénotées en appendice et j'ai bien peur qu'on ne les ai jamais en français maintenant. Et ce que je trouve le plus dommage, c'est l'absence de la lettre de Cassandra annonçant la mort de sa soeur en fin d'ouvrage, bouleversante, une lettre qui me fait toujours pleurer et qui m'a beaucoup manquée ici pour clore le chapitre.

       Je passe sur d'autres petits bémols, comme de vouloir à tout prix rapprocher les héros et les intrigues de Jane Austen à sa vie réelle et de présenter parfois des hypothèses comme des faits. Mais le plus décevant reste cette couverture, d'inspiration (si on peut appeler cela comme ça, et non, je ne crois pas) William Morris (qui était victorien au passage), réalisée par une IA. Un si bel ouvrage, une si belle réussite, un si long travail méritait vraiment un écrin plus éthique.

       Je vous laisse juger ce point et pour tout le reste, je vous le conseille malgré tout. Je suis sûre qu'il fera un magnifique cadeau de Noël sous de nombreux sapins.

     

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