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Jane Austen is my Wonderland

  • Emma, Adaptation de 1972

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    Jane Austen, emma, adaptation, emma 1972, john Carson, Doran Godwin   J'ai cette adaptation depuis très longtemps dans ma DVDthèque et je ne l'avais jamais visionnée. Vous admettrez que la jaquette à elle seule a de quoi effrayer les plus téméraires et les autres adaptations de l'époque que j'ai eu l'occasion de voir ne m'avaient pas particulièrement donné envie de pousser plus loin mon retour vers le passé. Mais puisque je me suis lancée dans un marathon Emma, je ne pouvais décemment pas y couper. Finalement, je dois dire que celle-ci ne s'en sort pas si mal, peut-être parce que je m'attendais à pire, et je remarque une fois encore que, de tous temps, Emma est le livre qui a été le mieux adapté.

       Pour autant, je ne peux pas dire que je me sois régalée non plus. D'abord, l'image a atrocement vieillie, c'est incontestable. L'adaptation ne compte pas moins de 6 épisodes et elle manque de rythme, la musique est répétitive et peu plaisante. Le tout favorise assez vite l'ennui, j'en ai peur.

       En ce qui concerne les acteurs, c'est la seule Emma que je n'ai pas aimé. Comme je ne vois pasjane austen,emma,adaptation,emma 1972,john carson,doran godwin comment le dire autrement, autant être franche, je trouve qu'elle joue atrocement mal. D'ailleurs, on ne voit absolument aucune évolution dans ses sentiments, que ce soit pour Franck ou pour Mr Knightley. Ce dernier, quant à lui, est un peu vieux pour le rôle et le charme a du mal à opérer mais son jeu est irréprochable. Il est peut-être ce qu'il y a de mieux dans cette adaptation. 

       Ce qui est particulièrement étonnant en revanche c'est que, malgré le format (très) long, l'intrigue se permet un grand nombre de libertés par rapport au livre. Ce n'est pas forcément gênant mais c'est un choix surprenant pour une mini-série. L'histoire des Dixon est complètement différente par exemple, et après l'avoir insultée, Emma s'excuse auprès de Miss Bates. Cette scène-là jane austen,emma,adaptation,emma 1972,john carson,doran godwin,adaptation emmam'a plue d'ailleurs, sûrement parce que dans cette adaptation, Emma est particulièrement mauvaise avec sa voisine.

       Il y a aussi des scènes que j'ai trouvé très bien dosées, comme Box Hill, toujours délicate à mettre en oeuvre, ou la rencontre d'Harriet avec les bohémiens qui est, à mon avis, la plus réaliste de toutes celles que j'ai pu voir. Chaque réalisateur essaie également de retransmettre l'humour de Jane Austen à sa manière et ici, c'est le père qui a été pris pour cible. Alors que dans le roman, Emma et Knightley sont toujours très attentifs à tout ce qu'il dit, ici le père parle dans le vide pendant que les personnages quittent la pièce ou font le contraire de ce qu'il préconise. Cela donne lieu à des scènes amusantes, que j'ai apprécié dans cette ambiance par ailleurs plutôt plate. Tout n'est donc pas à jeter dans cette adaptation que je ne regrette pas d'avoir enfin visionnée...

     

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    Et vous pouvez retrouver toutes mes chroniques des adaptations d'Emma, par là...

  • Orgueil et Préjugés en Énigmes de Richard Galland

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    orgueil et préjugés en énigmes, jeux, Jane Austen, richard Galland, l'imprévu, austenerie françaiseTitre : Orgueil et Préjugés en Énigmes

    Auteur : Richard Galland

    Langue : Français

    Genre : Livre de Jeux et d'Énigmes

    Roman : Tous

    Note : 4,5/5

     

       Commençons par le visuel parce que je sais que, comme moi, vous y êtes très sensibles. Le livre est sublime. L'éditeur, L'Imprévu, semble avoir conservé quasiment à l'identique le visuel anglais, ce que j'apprécie particulièrement. Il s'agit d'un grand format, avec couverture cartonnée, et l'intérieur regorge d'illustrations, petites ou grandes, toutes plus belles les unes que les autres. On ne va donc pas se plaindre, et pourtant... J'y vois aussi un léger bémol. Il s'agit d'un livre de jeux, du genre que l'on aime glisser dans son sac, emmener sur la plage et ici il n'en est pas question, autant à cause de son format et de son poids que de sa beauté. Honnêtement, j'hésite même à écrire dessus et vous admettrez quand même que c'est un petit peu dommage.

       Pour ce qui est du contenu maintenant, nous avons une rapide présentation générale puis six parties correspondant aux six romans majeurs de Jane Austen. Chacune d'entre elles commence par un résumé de l'oeuvre qui, sans tout révéler, risque quand même de vous spoiler si vous n'avez pas lu le roman. Vous voilà prévenu. Toutes les parties se composent ensuite du même genre de jeux et d'énigmes : mots cachés, jeu des différences, jeu de logique et j'en passe. Et ici, la bonne surprise, c'est que ce n'est pas simpliste, loin de là, et un peu de challenge n'est pas pour me déplaire. Heureusement, les solutions sont évidemment données dans les dernières pages. Et c'est là que je relève mon second léger bémol : la page du jeu n'est jamais précisée dans les solutions. Il faut donc à chaque fois chercher la solution correspondant au problème que l'on a du mal à résoudre. Mais à part cela, je ne vois vraiment aucun autre reproche à faire à cette parution. 

       Alors, qui va jouer avec Jane Austen ?

     

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  • Prudence et Passion de Christine Jordis

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    raison et sentiments, Jane Austen, prudence et passion, Albin Michel, Christine Jordis, Jane Austen france, austenerieTitre : Prudence et Passion

    Auteur : Christine Jordis

    Langue : Français

    Genre : Transposition Moderne

    Roman : Raison et Sentiments

    Note : 0/5

     

       C'est la première fois de toute l'historie du blog que je mets une telle note et si vous me connaissez un peu, vous savez que ça me coûte. Quand je n'aime pas un roman, j'essaie toujours d'argumenter, pour commencer, parce que ce qui ne me plaît peut très bien plaire aux autres, et puis j'essaie de dégager des points positifs, il y en a toujours quelques uns. Pas ici. Je n'ai rien aimé, ni le fond, ni la forme, ni les idées, ni la transposition. Rien.

       Tout d'abord, la part de roman est négligeable. En entamant ma lecture, j'ai même vérifié que j'avais bien le premier chapitre sous les yeux, et non une préface. Il s'agirait plutôt d'un essai ou d'un pamphlet politique qui décortique l'actualité, et tout y passe, des gilets jaunes aux réfugiés, en passant par Polanski, pour faire bonne mesure. Les idées sont clairement orientées à droite, ce qui aurait pu ne pas me gêner en soi, s'il y avait quoi que ce soit de nouveau ou de véritablement interessant dans ce qui est dit, si la plume n'était pas si alambiquée, prétentieuse, avec en prime, toujours un petit arrière-goût de non-dits qui trouvera son apogée dans une phrase d'un racisme extrême. À partir de ce moment-là, j'ai commencé à sauter des passages entiers...

       Si j'ai continué, c'est parce que, bien sûr, j'attendais qu'il soit question de Jane Austen. Elinor (ici Éléna), qui est un de mes personnages préférés, porte ce discours, ce qui la rend évidemment assez détestable, Edmund est un homme lâche et sans intérêt et le colonel Brandon n'est qu'un vieux pervers... Pour comprendre comment on a pu en arriver là, il me faudra parcourir les toutes dernières pages de l'ouvrage, la postface, dans laquelle l'auteur nous brosse un tableau de Jane Austen et de son oeuvre qui est aux antipodes de ma propre vision. Décidément, il sera impossible de nous réconcilier. Et quand je lis sa conclusion, qui prône "un sain retrait en soi", je ne peux m'empêcher de penser qu'elle aurait peut-être dû, ici, se l'appliquer à elle-même.

       Comme j'ai du mal à rester sur une note aussi négative, je vous conseille malgré tout de vous faire une idée par vous-même si jamais vous croisez ce livre en librairie, le premier chapitre et la postface étant parfaitement représentatifs du roman dans son ensemble. 

     

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  • Jane Austen Contre le Loup-Garou de Marianne Ciaudo

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    les saisons de l'étrange, la ligue des écrivaines extraordinaires, Jane Austen contre le loup garou, Marianne ciaudo, Jane Austen, austenerie, Jane Austen france, loup garouTitre : Jane Austen contre le Loup-Garou

    Auteur : Marianne Ciaudo

    Langue : Français

    Genre : Fiction fantastique autour de Jane Austen

    Note : 2/5

     

       Ce livre est l'un des romans de la ligue des écrivaines extraordinaires, dans laquelle nous retrouvons également les soeurs Brontë, Mary Shelley ou encore Ann Radcliffe,  et publié par le label les saisons de l'étrange. Ici, nous retrouvons Jane Austen à Steventon alors que des jeunes filles disparaissent et qu'un loup-garou rôde...

       Il s'agit d'un roman très court et je dois dire que j'étais très enthousiaste à l'idée de le lire, étant plutôt bon public de ce genre d'adaptation. En plus, il est vraiment joli, avec une couverture attrayante et un chouette format. Malheureusement, très vite, je me suis heurtée au style. Il en fait trop, prend trop de place, m'empêche d'entrer dans l'intrigue et quand on choisit d'utiliser un style aussi élaboré, il faut être irréprochable, ce qui n'est pas le cas ici. Les coquilles, les erreurs, voire les fautes de français se succèdent... Il manque, par exemple, des majuscules en début de phrase, des titres de chapitres sont écrits au milieu du texte et le changement de point de vue, d'une phrase à l'autre, sans même sauter une ligne et parfois à plusieurs reprises au sein d'un même chapitre, ne fait rien pour arranger les choses et faciliter la compréhension.

       L'histoire n'est pas mal, bien que sous exploitée. J'aurais aimé en savoir plus, frissonner, que Jane Austen joue une part plus active dans tout ça mais honnêtement, de toutes façons, tout cela passe complètement au second plan à cause de ce style dont je n'ai pas réussi à me dépêtrer. 

       Ce n'est jamais de gaité de coeur que je fais une chronique si négative et je rappelle une nouvelle fois qu'il ne s'agit d'une opinion et d'un ressenti qui n'engagent que moi mais cette lecture fut une déception, et il n'y a pas de manière douce de le dire.

     

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