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Jane Austen is my Wonderland

  • Pride and Prejudice, Adaptation de 1940

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    pride and prejudice,orgueil et préjugés,jane austen,laurence olivier,greer garson,darcy   Dans le monde des adaptations austeniennes, on peut vraiment dire que j'ai vu de tout: du très bon, du très très mauvais et même quelques ovnis inclassables. Ce film de 1940 se range assurément dans cette dernière catégorie mais je voudrais commencer par le replacer dans le contexte.

       Tout d'abord, le film n'est pas une adaptation du roman de Jane Austen comme on pourrait le penser, mais d'une pièce de théâtre qui a beaucoup de succès à ce moment-là: Pride and Prejudice, a Sentimental Comedy in Three Acts. L'adaptation d'une adaptation donc, forcément, on a perdu quelques petites choses en route. Les studios ne rechignent pas sur les stars: Greer Garson en Elizabeth Bennet, nul autre que Laurence Olivier pour Darcy et même Aldols Huxley au scénario. Vivien Leigh et Clark Gable avaient été pressenti également. Une dernière petite chose avant de vous lancer, il faut que jepride and prejudice,orgueil et préjugés,jane austen,laurence olivier,greer garson,darcy vous dise deux mots des costumes. Mais que dire... L'action a été placé une trentaine d'années après celle du livre, plus de robes empires toutes simples donc mais un déballage de froufrous hautement ridicules... Vous voilà prévenus...

       Vous l'avez bien compris, je vous parle de tout cela pour vous inviter à l'indulgence, dans l'espoir que comme moi, vous finirez par adorer ce film. De toutes façons, dès les premières minutes, le ton est donné: si vous résistez à l'envie de rire devant la scène cocasse de course poursuite entre Mrs Lucas et Mrs Bennet lorsqu'elles apprennent l'arrivée d'un riche gentleman célibataire dans le voisinage, passez votre chemin. L'humour est indéniablement mis en avant dans ce film et de façon tout à fait volontaire pour ceux qui en douteraient. Je rappelle que nous sommes en période de guerre et le moral est au plus pride and prejudice,orgueil et préjugés,jane austen,laurence olivier,greer garson,darcybas. Si l'ambiance est lourde sur le plateau, chacun est décidé à faire rire le public. Les mimiques de Greer Garson me font d'ailleurs sourire rien que d'y penser! J'ai également une tendresse toute particulière pour une des scènes finales qui concerne Lady Catherine de Bourgh. Je n'en dis pas plus pour ne pas vous gâcher le suspense mais là encore j'ai bien ri et beaucoup aimé l'idée.

       Les points faibles sont, en premier lieu, le manque total, ou presque, d'adéquation avec l'oeuvre originale et je concède également quelques longueurs et un peu d'ennui au milieu du film. Malgré tout, et je le redis, c'est une adaptation que j'adore et qu'il faut absolument avoir vu au moins une fois. J'ai hâte de connaître votre avis!

       Une dernière anecdote: à sa sortie, le film sera bien accueillie et Greer Garson unanimement encensée, ce qui vexera fortement le notoirement susceptible Laurence Olivier!

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  • Du Fond de mon Coeur, Lettres à ses Nièces

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    jane austen,du fond de mon coeur,lettres à ses nièces,finitudeTitre: Du Fond de mon Coeur, lettres à ses nièces

    Auteur: Jane Austen

    Langue: Français

    Éditeur: Finitude

    Note: 5/5

     

       Jane Austen entretenait de nombreuses relations épistolaires et comme vous pouvez l'imaginer, elle était une exquise correspondante, pleine d'humour et d'esprit. Pour la première fois, les lettres écrites à trois de ses nièces ont été traduites et éditées en France par Finitude.

       Je voudrais d'abord parler en quelques mots de l'ouvrage en lui-même et le moins que l'on puisse en penser c'est qu'il a été préparé avec amour. Il est petit, simple et joli et obtiendra certainement une place privilégiée dans nombres de bibliothèques de janéites. Une introduction nous présente l'ouvrage, suivie des lettres de Jane Austen à ses nièces et trois textes de ces mêmes nièces sur leur tante clôturent l'ouvrage. Enfin, la traduction est soignée et rend hommage à la plume de cette grande dame que nous admirons tant. Mon seul regret sera, au cours de ma lecture, de n'avoir jamais aucune des lettres des nièces sous les yeux mais je ne suis pas sûre qu'elles existent encore.

       En ce qui concerne les lettres en elle-même, je dois dire que j'ai été saisi une fois de plus par la magie austenienne. Ce fut le même ravissement que lorsque je lis l'un de ses ouvrages, à dix mille lieues de la meilleure des austeneries, il faut bien le dire. Cet ouvrage se savoure et j'ai fait durer le plaisir de la découverte autant que possible.

       On y découvre une nouvelle facette de Jane Austen je trouve, différente de celle que les lettres à sa soeur nous laisse entrevoir. Toutes les lettres présentées ici ont été écrites dans les trois dernières années de sa vie et j'y vois personnellement une femme vive et intelligente, heureuse, qui aime conseiller les autres mais parle assez peu d'elle finalement. Elle est dans un rôle de conseillère, presque maternelle pour ses nièces dont certaines ont vécues avec elle quelques années. Elle est à la fois bienveillante et ouverte d'esprit, la parfaite confidente et on comprend aisément que ces jeunes filles se soient ouvertes à elle sans réserve.

       Et ce qui est particulièrement plaisant, c'est que deux de ses nièces, Anna et Caroline, s'essaient à l'écriture et lui envoient leurs histoires pour conseil. Se dévoile alors une Jane Austen très sûre d'elle, qui ne s'excuse pas d'être un auteur et semble se considérer entièrement comme cela et qui oriente ses nièces tout en les félicitant et en les encourageant. Elle parle, à son habitude, des personnages comme si elle les avait rencontrés et il est bien dommage que le roman dont elle discute avec Anna ait finalement été brûlé parce qu'elle nous donne plus qu'envie de le découvrir. Elle est également très précise et pointilleuse sur les détails et leur réalisme. Elle reprend par exemple Anne sur la longueur d'un voyage qui n'est pas cohérent avec l'éloignement de la ville ou sur la présentation d'un tel à un tel alors que cela aurait du être le contraire dans le respect des convenances et de leur rang. La pauvre, elle s'arracherait les cheveux si elle devait lire la plupart des austeneries Regency actuelles!!!

       Enfin, quoi que l'on fasse pour repousser l'échéance, nous arrivons aux dernières lettres et nous savons bien tous comment cela se termine. C'est une lettre de Cassandra, sa soeur, envoyée à Fanny, sa nièce préférée, qui nous relate les dernières heures de Jane et là, je le confesse sans honte, je n'ai pu m'empêcher de verser une larme sur ces mots relus cent fois mais qui touchent au coeur:

       "J'ai perdu un trésor, une soeur et une telle amie que jamais rien ne pourra la surpasser. Elle était le soleil de ma vie, l'étincelle de tous les plaisirs, le réconfort de toutes les peines, je ne lui cachais rien, c'est comme si j'avais perdue une partie de mon être."

  • Insaisissable Mr Darcy de Kara Louise

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    insaisissable mr darcy,what if,austenerie,jane austen,kara louise,only mr darcy will doTitre: Insaisissable Mr Darcy/Only Mr Darcy Will Do

    Auteur: Kara Louise

    Langue: Français ou Anglais

    Roman: Orgueil et Préjugés

    Genre: What if

    Note: 3/5

     

       Insaisissable Mr Darcy se déroule un an après la première demande en mariage de Darcy. Depuis, lui et Lizzy ne se sont pas revus et il ne sait donc pas qu'elle a perdu son père et s'est vue obligée de trouver une place de gouvernante.   

     

       Ayant apprécié la Quête de Mary Bennet, j'étais plutôt bien disposée envers ce livre. Malheureusement, j'ai très vite commencé à tiquer. La première chose qui m'a énervée, c'est qu'il soit fait mention de Mr Darcy comme d'un aristocrate. Puis, à plusieurs reprises, Lizzy est simplement appelée "la gouvernante", ce qu'elle est, mais qui rend le récit extrêmement froid, d'autant plus qu'elle en est l'héroïne. Certaines fois aussi, elle s'adresse à sa protégée en utilisant son prénom, certaines fois par son nom, ce qui est, au mieux, étrange. Mais là où j'ai vraiment commencé à avoir des doutes, c'est que "Miss" était tantôt retranscrit tel quel, tantôt traduit par "Mademoiselle". Ma chance, c'est que j'avais déjà cette austenerie dans ma PAL, en anglais. Après comparaison, j'ai donc pu en tirer la conclusion adéquate: la traduction est abominable!! 

       Une fois ce constat établi, j'ai arrêté de m'infliger ça et continué ma lecture en anglais. Et là, ça s'est nettement amélioré. Malgré tout, je regrette que l'auteur nous dévoile les sentiments de Darcy dès les premières pages, il n'y a du coup plus aucun suspense par la suite, même si on est d'accord qu'il n'y en avait déjà pas beaucoup. Mais comme nous n'avons vraiment aucun doute, il n'y a pas de monté en intensité et le récit est assez plat. De plus, si j'apprécie le principe du "What if", je ne vois pas l'intérêt d'employer cette méthode si c'est pour finalement remettre exactement les mêmes péripéties. 

       Malgré ces points négatifs, j'ai tout de même apprécié ma lecture. J'ai aimé les quelques intrigues secondaires qui ont été ajouté et certaines scènes de la fin, comme celle où Darcy et Elizabeth se promènent et où elle le sauve d'un aveu humiliant, le romantisme du geste et la beauté avec laquelle elle décrit les émotions qu'elle ressent lorsqu'il prend sa main. J'ai également beaucoup aimé le face à face avec Carolineinsaisissable mr darcy,what if,austenerie,jane austen,kara louise,only mr darcy will do Bingley. 

     

       En conclusion, ce fut une lecture sympathique mais on est bien loin du coup de coeur et comme plusieurs d'entre vous ont trouvé ce livre parfait, j'aimerais beaucoup qu'elles nous en disent plus! Pour ce qui est de la traduction, je conseille grandement à toutes celles qui le peuvent de le lire plutôt en anglais mais je sais également que je suis plutôt tatillon sur ce genre de choses et que cela ne gênera pas pour autant tout le monde.  

  • La Quête de Mary Bennet de Pamela Mingle

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    austenerie,pamela mingle,jane austen,la quête de mary bennet,éditions j'ai luTitre: La Quête de Mary Bennet

    Auteur: Pamela Mingle

    Langue: Français

    Roman: Orgueil et Préjugés

    Genre: Suite

    Note: 4/5

     

       La Quête de Mary Bennet reprend le cours d'Orgueil et Préjugés quelques années après le mariage des Darcy et des Bingley. Il se centre sur Mary Bennet et sa quête de bonheur, et c'est d'ailleurs elle qui nous raconte l'histoire. 

       Entre ce livre et moi, ça a plutôt mal démarré. Tout d'abord, à la lecture de la première page, j'ai du consulter la quatrième de couverture pour vérifier que l'on était bien dans une austenerie "Regency" et non moderne alors que le langage n'aurait pas du me laisser de doutes. Ensuite, à mon sens on ne reconnait absolument pas Mary. Alors les justifications avancées par l'auteur ne sont pas mauvaises, des années ont passé et elle a eu le temps d'évoluer et des opportunités de s'améliorer, cependant ça ne prend pas tout à fait. Pour adhérer à cette vision, il faudrait à la fois croire qu'une personne idiote peut devenir intelligente et censée et également admettre que Jane Austen a été cruelle et injuste envers ce personnage. Et je ne crois ni à l'un, ni à l'autre. C'est dommage parce que j'ai trouvé tous les autres personnages proches des originaux mais il est évident que sans ces changements, Mary n'aurait pas pu faire une héroïne digne d'intérêt.

       Une fois surmonté ce petit bémol en revanche, j'ai pris beaucoup de plaisir à ma lecture. Cette Mary Bennet là est donc attachante et comme l'histoire est racontée à la première personne, notre empathie n'en est que plus grande. Le suspense n'est pas insoutenable quant au dénouement mais l'auteur a eu l'intelligence d'introduire différentes intrigues secondaires qui enrichissent grandement le récit. J'ai trouvé plusieurs scènes très émouvantes et j'ai vraiment apprécié le fait que de nombreux nouveaux éléments n'ont pas été piochés dans l'une ou l'autre des autres oeuvres de Jane Austen. En bref, Pamela Mingle ne cède pas à la facilité, nous montre qu'elle sait également réfléchir par elle-même et c'est rafraîchissant. 

       Et si Mary est l'héroïne, on profite également de la présence des Bingley, des Darcy, des Wickham et des Bennet. On balade entre Longourn et la propriété des Bingley, on croise Mr Collins, autant d'éléments familiers que nous sommes heureux de retrouver. D'ailleurs, le fait que pour une fois, Lizzie et Darcy ne soient pas le centre de tout est également un plus pour moi qui commence à me lasser de toutes ces pâles copies de Darcy que l'on croise le plus souvent. 

       Un dernier petit mot pour parler des Éditions J'ai Lu qui se lancent dans les austeneries. Je suis ravie de ce premier choix et j'espère que les suivants me plairont autant. J'ai noté quelques coquilles et fautes de traductions mais rien d'insurmontable. Et je dois dire que je trouve la couverture très belle. C'est donc pour moi un premier essai transformé.