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orgueil et préjugés - Page 3

  • Chroniques de Pemberley de Marie-Laure Sébire

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    marie-laure sébire,chroniques de pemberley,chiado éditeur,jane austen,jane austen france,jane austen is my wonderland,austenerie,orgueil et préjugés,darcyTitre: Chroniques de Pemberley

    Auteur: Marie-Laure Sébire

    Langue: Français

    Roman: Orgueil et Préjugés

    Genre: Sequel/Suite

    Note: 3,5/5

     

       Chroniques de Pemberley est une suite d'Orgueil et Préjugés qui se déroule sur trente ans après le mariage d'Elizabeth et de Darcy.

       J'ai été chagriné dès le début de ma lecture par les nombreux problèmes de coquilles, de ponctuations, voire carrément de grammaire. Je regrette de ne pas en avoir relevés quelques-uns parce que je me rends bien compte qu'accuser sans preuve, ce n'est pas très sympa, mais déjà qu'il a fallu que je m'accroche alors si en plus j'avais dû prendre un papier et un crayon, j'aurais sûrement abandonné ma lecture. Je sais que beaucoup ont aimé ce roman et n'ont pas été gênés outre mesure, moi j'ai trouvé cela insupportable mais vous savez que je suis tatillonne.

       Qu'en est-il de l'histoire me direz-vous... De ce côté-là, il y a des hauts et des bas, des passages très intéressants et qui raviront les fans de Lizzy et Darcy, mais aussi des longueurs sans grand intérêt, surtout vers le milieu du roman, et des personnages plus qu'écorchés. J'ai aimé le choix de nous faire suivre les Darcy sur plusieurs générations, d'assister au temps qui s'écoule, aux enfants qui grandissent et qui partent, à la maison qui se remplit, puis qui se vide pour mieux se remplir de nouveau quelques années plus tard. Certains passages sont très poignants et la peinture du couple est très réaliste même si les mon/ma chéri(e) à tout bout de champ m'ont vite agacée. Et dans l'insistance de nous montrer la cruauté de la vie sans user d'une pointe d'humour ou d'ironie, on a du mal à retrouver le style austenien. De même pour les voyages en Ecosse ou aux Etats-Unis qui sont bien dépeints mais qui nous éloignent encore un peu du petit monde de Jane Austen.

       Quant à la véritable héroïne de ce livre, ne vous y trompez pas, il s'agit de la maison, de Pemberley dans toute sa splendeur et ses traditions et il y a de la poésie dans l'attachement des Darcy, et de leur descendance, pour leur domaine. C'est d'autant plus dommage de commencer et terminer le livre à notre époque, en nous informant que seuls les touristes s'intéressent encore à elle et que l'actuelle Mrs Darcy n'aime pas la campagne

       Est-ce que pour autant cela veut dire que je n'ai pas aimé ou que je ne vous conseille pas ce livre? Pas du tout! C'est une austenerie honnête et sympathique parmi d'autres, et plutôt dans le haut du panier en ce qui concerne les austeneries en français, et il suffit de voir les nombreuses chroniques positives déjà publiées pour savoir que nombre d'entre vous apprécieront encore cette lecture.

  • Pride and Prejudice, Adaptation de 1940

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    pride and prejudice,orgueil et préjugés,jane austen,laurence olivier,greer garson,darcy   Dans le monde des adaptations austeniennes, on peut vraiment dire que j'ai vu de tout: du très bon, du très très mauvais et même quelques ovnis inclassables. Ce film de 1940 se range assurément dans cette dernière catégorie mais je voudrais commencer par le replacer dans le contexte.

       Tout d'abord, le film n'est pas une adaptation du roman de Jane Austen comme on pourrait le penser, mais d'une pièce de théâtre qui a beaucoup de succès à ce moment-là: Pride and Prejudice, a Sentimental Comedy in Three Acts. L'adaptation d'une adaptation donc, forcément, on a perdu quelques petites choses en route. Les studios ne rechignent pas sur les stars: Greer Garson en Elizabeth Bennet, nul autre que Laurence Olivier pour Darcy et même Aldols Huxley au scénario. Vivien Leigh et Clark Gable avaient été pressenti également. Une dernière petite chose avant de vous lancer, il faut que jepride and prejudice,orgueil et préjugés,jane austen,laurence olivier,greer garson,darcy vous dise deux mots des costumes. Mais que dire... L'action a été placé une trentaine d'années après celle du livre, plus de robes empires toutes simples donc mais un déballage de froufrous hautement ridicules... Vous voilà prévenus...

       Vous l'avez bien compris, je vous parle de tout cela pour vous inviter à l'indulgence, dans l'espoir que comme moi, vous finirez par adorer ce film. De toutes façons, dès les premières minutes, le ton est donné: si vous résistez à l'envie de rire devant la scène cocasse de course poursuite entre Mrs Lucas et Mrs Bennet lorsqu'elles apprennent l'arrivée d'un riche gentleman célibataire dans le voisinage, passez votre chemin. L'humour est indéniablement mis en avant dans ce film et de façon tout à fait volontaire pour ceux qui en douteraient. Je rappelle que nous sommes en période de guerre et le moral est au plus pride and prejudice,orgueil et préjugés,jane austen,laurence olivier,greer garson,darcybas. Si l'ambiance est lourde sur le plateau, chacun est décidé à faire rire le public. Les mimiques de Greer Garson me font d'ailleurs sourire rien que d'y penser! J'ai également une tendresse toute particulière pour une des scènes finales qui concerne Lady Catherine de Bourgh. Je n'en dis pas plus pour ne pas vous gâcher le suspense mais là encore j'ai bien ri et beaucoup aimé l'idée.

       Les points faibles sont, en premier lieu, le manque total, ou presque, d'adéquation avec l'oeuvre originale et je concède également quelques longueurs et un peu d'ennui au milieu du film. Malgré tout, et je le redis, c'est une adaptation que j'adore et qu'il faut absolument avoir vu au moins une fois. J'ai hâte de connaître votre avis!

       Une dernière anecdote: à sa sortie, le film sera bien accueillie et Greer Garson unanimement encensée, ce qui vexera fortement le notoirement susceptible Laurence Olivier!

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  • Mr Darcy's Christmas Calendar de Jane Odiwe

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    darcy,mr darcy's christmas calendar,jane odiwe,jane austen,orgueil et préjugésTitre: Mr Darcy's Christmas Calendar

    Auteur: Jane Odiwe

    Langue: Anglais

    Roman: Orgueil et Préjugés

    Genre: Voyage dans l'univers du livre

    Note: 3/5

     

       Quoi de mieux que de mêler Jane Austen et Noël. Il existe différentes austeneries autour de cette période et j'ai choisi celle-ci parce que la couverture est franchement magnifique et que j'avais déjà lu un livre de Jane Odiwe, Willoughby's Return, qui m'avait plu. Comme je ne peux pas trop compter sur mon entourage pour m'offrir des livres, sans même parler d'austeneries, j'ai décidé de me faire un cadeau de moi à moi et de savourer cette petite lecture installée sous mon plaid, face à mon sapin de Noël, en grignotant de délicieux petits mendiants

       Bien que ce fut un moment agréable - les mendiants y étaient pour beaucoup - je dois dire que je ressors plutôt déçue de cette lecture. Pas que l'idée soit mauvaise ou les personnages pas attachants mais honnêtement, cela n'a ni queue, ni tête. Difficile de trouver un sens à cette histoire, un fil conducteur, une logique quelconque. On dirait que l'auteur a hésité entre différentes directions pour finalement, ne pas choisir. On est un peu dans Orgueil et Préjugés mais pas tout à fait. En même temps, on est à Chawton, pas à Longbourn. On croise Jane Austen, mais pas vraiment. L'héroïne fait un saut dans le temps? Ou dans le livre? Aucune importance, dans tous les cas, lorsqu'elle demande où est le téléphone, on le lui indique. Ne croyez pas que je n'ai pas compris que l'auteur insinue que la frontière est mince entre ces différents mondes mais honnêtement, c'est déroutant. Il y a trop de choses, pour un si petit livre et du coup, tout manque d'approfondissement. L'héroïne nous dit que les soeurs Bennet sont en train de devenir ses meilleures amies alors qu'on ne les a jamais vu échanger un mot, elle ne se pose quasiment aucune question sur ce qui lui arrive et ne s'inquiète de rien et alors qu'elle cherche soit disant Darcy dans tous les coins et recoins du roman, elle ne voit pas ce qui est sous ses yeux. Vraiment, il faut arrêter de nous faire le coup. Si dans ma vie je croisais un homme sublime, grand, jeune, célibataire et riche mais plutôt désagréable au premier abord, y'a t'il plus de chance que je me dise: "cet homme est odieux, je ne veux plus jamais le voir" ou alors "il a du avoir une mauvaise journée, je vais lui donner encore une chance. Ou deux... Voire trois". Si la réponse n'était pas évidement la deuxième solution, la plupart d'entre nous ne se seraient pas retrouvées à sortir avec des c$*`})ç*, non?

     

       Bref, je m'emporte (Jane Austen ruined my life!). L'héroïne est toute mignonne, l'ambiance de la campagne anglaise à Noël bien plaisante et l'oeuvre de Jane Austen n'est pas bafouée. Ce sont déjà de bonnes bases. Dommage qu'il n'y ait pas le petit truc en plus.

  • Longbourn de Jo Baker

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    Titre: Longbourn

    Auteur: Jo Baker

    Langue: Anglais ou Français

    Roman: Pride and Prejudice

    Genre: point de vue d'une domestique

    Note: 3,5/5

     

       Pour ceux qui n'en auraient pas encore entendu parler, c'est l'histoire d'Orgueil et Préjugés "downstairs". C'est à dire que c'est la vie des domestiques de Longbourn au moment du déroulement des évènements du livre.

       Personnellement, je l'ai lu en anglais et je dois dire que j'ai avancé doucement parce que le vocabulaire et l'écriture sont très riches. On est bien loin de certaines austeneries de base que je peux lire en une après-midi, en anglais ou pas, et c'est une bonne chose. Ici, l'auteur a une belle plume et sans conteste une éducation et une culture solide. Même si cela ralentit ma lecture en anglais, c'est vraiment un point positif et assez rare qu'il faut souligner et je ne doute pas que la lecture en français doit être un régal.

       Nous plongeons donc dans la vie de Sarah, et là encore, nul doute que Jo Baker s'est particulièrement bien documentée sur la domesticité de l'époque. Nous entrons dans tous les détails des tâches qui font la journée de cette jeune fille, parfois même un peu trop je dois dire. Je pense que le livre n'aurait pas souffert de moins de réalisme si l'on nous avait épargné le contenu des pots de chambre!

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       Ce qui est particulièrement intéressant dans cette approche, c'est que l'on découvre les personnages que l'on pensait si bien connaître sous un angle tout différent. On a de la peine pour Mary, et même un peu pour Mr. Collins, et on se rend compte que Lizzy aussi à ses défauts et cela de façon assez amusante. C'est Sarah qui le dit: Miss Elizabeth n'arpenterait pas si facilement toute la campagne à pieds dans la boue si c'était elle qui devait laver ses jupes!

       Ce qui est moins intéressant dans le procédé en revanche, c'est qu'en toute honnêteté, il ne se passe pas grand chose... Dans l'original, même si ce sont Lizzy et Darcy qui nous intéressent, il y a nombre d'autres intrigues secondaires qui manquent ici. Et le pire est le retour dans le passé de l'un des personnages durant lequel je me suis particulièrement ennuyée.

       Quant à son rapprochement avec Orgueil et Préjugés, n'en attendez pas trop. Non seulement, on ne suit l'histoire que de loin mais en plus, je n'ai pas du tout aimé les actes attribués à certains personnages. Quelques petites déceptions sur la fin donc et si cela reste très agréable à lire, je reste perplexe sur l'accueil triomphal qui lui a été fait je dois dire.