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jane austen france

  • Emma, le Manga

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    emma,manga,po tse,nobi nobi,jane austen,jane austen france,austenerie,austenerie française,knightleyTitre : Emma 

    Adaptation : Crystal S. Chan

    Illustrations : Po Tse

    Langue : Français

    Roman : Emma

    Genre : Manga

    Note : 3,5/5

     

       Nobi Nobi réitère, après l'adaptation de Raison et Sentiments, et s'attaque cette fois à Emma. Bon soyons clair, si vous n'avez pas aimé le précédent, si ce genre de transposition ne vous amuse pas et que les dessins ne vous plaisent pas, passez votre chemin. Pour les autres, il se pourrait que vous passiez un moment plaisant.

       Bon, malheureusement, de nouveau, l'éditeur ne peut s'empêcher d'en rajouter une couche dans la couverture cucul la praline avec une bonne de rose qui n'était pourtant pas présente dans l'original et je dois également avouer, que pour la première fois un dessin me déplaît, et pas n'importe lequel puisqu'il s'agit d'Emma et de sa coiffure grotesque (voir couverture) ! Même Harriet est plus jolie, c'est tout de même un comble !

       Pour ce qui est de l'adaptation du texte, on retrouve bien l'esprit de l'histoire mais le dessin et laemma,manga,po tse,nobi nobi,jane austen,jane austen france,austenerie,austenerie française,knightley nature du manga empêche toute subtilité et les sentiments des uns et des autres sont assez faciles à deviner alors que dans le roman, on peut parfois être réellement surpris... De plus, les enchaînements ne sont pas très naturels et on a régulièrement l'impression de passer du coq à l'âne sans transition aucune. 

       Voilà, malgré ces quelques défauts, je m'amuse toujours et retrouver Emma et Knightley est un plaisir dont je ne me lasse pas. Tiens, d'ailleurs, si j'enchainais avec une adaptation télé ?

     

       Et si vous voulez découvrir d'autres mangas adaptés à partir de l'oeuvre de Jane Austen, suivez le lien...

  • La Constance de l'Étoile Polaire de Diana Peterfreund

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    persuasion,la constance de l'étoile polaire,jane austen,austenerie,jane austen france,austenerie française,diana peterfreund,for darnes shows the starsTitre : La Constance de l'Étoile Polaire

    Auteur : Diana Peterfreund

    Langue : Français

    Roman : Persuasion

    Genre : Réécriture Dystopique

    Note : 4,5/5

     

       Avant même de vous parler de l'histoire, j'aimerais vous dire quelques petites choses. Tout d'abord, ce livre a été édité par une petite maison d'édition, Bookmark dans la collection Infinity, et c'est d'autant plus important de le dire que, contrairement à la plupart des grands éditeurs qui ont sorti des austeneries jusqu'à ce jour, ils n'ont pas choisi la facilité. Ils n'ont pas acheté au rabais une énième romance pseudo-érotique en insérant "Darcy" en lettres de feu dans le titre mais une dystopie, très bien notée, centrée sur Persuasion et rien que ça, ça mérite déjà un grand merci ! Mais en plus, la traduction est impeccable, le livre superbe et la couverture toute douce. Alors si vous avez envie de dépenser de l'argent dans l'industrie du livre, je pense que c'est sur ce genre de projet qu'il faut le faire. 

       Mais qu'en est-il de l'histoire, me direz-vous... Elliot et Kai SONT Ann et Frederick. Cela résume en quelques mots tout le bien que j'ai pensé de ce livre. Il faut quelques chapitres pour rentrer dans l'histoire, tout d'abord parce qu'il faut apprendre à connaître ce nouveau monde composé de Luddites et de Posts mais aussi parce que l'on navigue entre le passé et le présent. C'est d'ailleurs le point que j'ai le moins aimé. Dans Persuasion, Jane Austen ne nous raconte jamais ce qu'il s'est passé huit ans plus tôt et cela ne nous manque pas. Ici, l'auteur a choisi de le faire mais ces échanges de lettres enfantines ne m'ont pas emballés je dois dire. 

       Pour ce qui est de la dystopie en elle-même, je ne pouvais qu'être sensible au thème que j'ai moi-même choisi dans un texte que j'ai écrit et du coup, j'avoue que cela m'a beaucoup amusé. Le rapport entre les éléments dystopiques et ceux qui ne le sont pas m'a paru bien équilibré et nous permet de nous sentir à la fois au 19ème siècle et dans un univers complètement différent !

       Sur la fin, l'auteur s'affranchit petit à petit de la trame originelle. Je trouve qu'elle le fait au bon moment, nous connaissons mieux ce nouveau monde, nous en aimons tous les personnages et cela est suffisant, pourtant dans les dernières révélations, les dernières évènements attendus depuis si longtemps, il manque l'intensité de certaines scènes de Persuasion, la perfection de la lettre du Capitaine... Mais soyons indulgents, il est difficile de fleurter avec le talent de Jane Austen.

       Enfin, même si ce livre fait partie d'une saga, sachez que le deuxième tome se déroule dans le même univers mais avec des personnages différents, ils sont donc totalement indépendants l'un de l'autre. Seul celui-ci se base sur Persuasion et il peut aisément se lire seul. Il existe également un court prequel centré sur Kai mais qu'il n'est pas non plus obligatoire de lire. 

  • Le Musée Imaginaire de Jane Austen

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    jane austen, nathalie novi, fabrice colin, le musée imaginaire de Jane austen, jane austen france, albin michel, darcyTitre : Le Musée Imaginaire de Jane Austen

    Illustratrice : Nathalie Novi

    Auteur : Fabrice Colin

    Langue : Français

    Genre : Musée Imaginaire de Jane Austen

    Note : 4,5/5

     

       Tout est dans le titre : ce livre a été conçu comme un musée imaginaire du merveilleux monde de Jane Austen et c'est Elizabeth Bennet elle-même qui nous sert de guide. Je trouve sincèrement l'idée fabuleuse d'autant qu'en plus de parcourir les couloirs d'un Pemberley idéal on pénètre également dans l'univers de Nathalie Novi, l'artiste qui donne vie ici à nos héros et je peux vous promettre que vous ne serez pas déçus du voyage. C'est un monde plein de poésie, onirique, peuplé de cygnes et d'oiseaux, de fantaisie et de malice. On peut passer de longues minutes à observer une illustration pour en déceler les détails cachés et avoir l'impression de se reconnaitre dans cette jeune femme, un livre à la main et un totebag Darcy sur l'épaule !jane austen,nathalie novi,fabrice colin,le musée imaginaire de jane austen,jane austen france,albin michel,darcy

       Deux petits bémols parce que j'aime bien pinailler : je trouve dommage que certains dessins semblent s'inspirer de la version 2005 d'Orgueil et Préjugés et le format du livre me dérange. Bien que je sois consciente qu'il a été choisi pour rendre justice aux différentes illustrations, il est lourd, peu facile à manier et ne rentrera pas dans la plupart des bibliothèques. Et puisqu'on en est aux détails techniques, le rendu de la couverture ne m'emballe pas non plus.

       Ici, à l'inverse de ce que l'on peut voir habituellement, c'est le texte qui accompagne les illustrations, comme les explications accompagnent les oeuvres dans un musée, et j'espère en disant cela ne pas froisser l'auteur qui fait cela très bien. Son respect pour Jane Austen transparait à travers ses mots et c'est pour moi toujours un délice. J'ai d'ailleurs particulièrement apprécié le passage qui nous réexplique à quel point Jane Austen n'est pas un auteur à l'eau de rose ! Fabrice Colin, merci. Je regrette cependant que l'intrigue de chaque livre soit complètement dévoilée, réservant donc plutôt le livre à ceux et celles qui ont déjà lus les six oeuvres de Jane Austen qu'aux autres, qui se verraient privés de tout suspense.

       Enfin, le livre s'achève sur une bibliographie de Jane où chaque couverture de livre est illustrée par une oeuvre de Nathalie Novi et je ne peux qu'espérer que cela donne des idées à un éditeur !

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  • The Beresfords de Christina Dudley

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    mansfield park,jane austen,austenerie,jane austen france,christina dudleyTitre: The Beresfords

    Auteur: Christina Dudley

    Langue: Anglais

    Roman: Mansfield Park

    Genre: Adaptation Moderne

    Note: 3,5/5

     

       La famille Beresford a la gentillesse de recueillir chez elle la jeune Frannie Price pendant que sa mère enchaîne les cures de désintoxication. Elle va ainsi vivre avec sa tante, son mari et les enfants de celui-ci. Vous l'avez compris, The Beresfords est une adaptation moderne de Mansfield Park. J'avais hâte de lire ce roman parce que le fait que l'auteur n'est pas choisi Orgueil et Préjugés est déjà rafraîchissant en soi. À cela s'ajoute mon indéfectible optimisme qui me permet toujours d'espérer qu'un jour ou l'autre, une austenerie ou même un relecture de l'original, me feront aimer un peu plus Fanny et Edmund...

       Pour transposer l'histoire à notre époque en gardant une trame similaire, l'auteur a choisi de placer l'action dans une famille très croyante et pratiquante et même moi qui suis croyante, ça m'a parfois agacé alors je n'imagine même pas l'effet sur quelqu'un qui préférait ne pas entendre parler de religion ! De plus, malgré ce contexte particulier ou parfois même à cause de ce contexte-ci, il y a plusieurs choses qui pour moi ne passent pas. Autant ça ne me choque pas que Fanny soit amoureuse de son cousin dans l'original parce que ce sont les moeurs de l'époque, autant ici, une jeune fille qui a été élevé avec un jeune homme considéré comme son cousin, dès l'enfance, même s'ils n'ont pas de réel lien de sang, c'est juste inconcevable pour moi. Quant à Edmund, que j'ai toujours autant envie de secouer, qu'il épouse Caroline Grant/Mary Crawford est déjà assez décevant en soi mais qu'il divorce puis devienne pasteur ?!

       En revanche, Christina Dudley ne se trompe pas dans la retranscription des caractères et voir évoluer ses personnages à notre époque est plutôt amusant. La lecture du roman est agréable, si on arrive à mettre certains bémols de côté, et plaira également à ceux qui n'ont pas lu l'original je pense. En fait, elle a peut-être même réussi à me faire un petit peu plus aimer Fanny/Frannie, ou avoir un peu plus pitié d'elle, même si je ne sais pas si c'est mieux. En effet, je trouve sa description plus franche et honnête, l'auteur n'hésitant pas à nous décrire ses limites, ce qui permet parfois de mieux la comprendre.

       Et nous en arrivons à l'épineux problème Eric Grant/Henry Crawford. Si vous ne voulez pas être spoilée, je vous conseille d'arrêter là votre lecture mais si comme Cassandra Austen et moi, vous pensez que Fanny aurait dû laisser une chance à Henry, alors je sais que vous ne pourrez pas vous empêcher de lire... Comme dans l'original, il arrive ici un moment où on commence à vraiment apprécier Eric/Henry et où on espère plus avant que tout s'effondre. Dans l'oeuvre de Jane Austen, je dois dire que c'est déjà assez frustrant mais ici c'est pire parce que l'auteur, dans un bon esprit de charité chrétienne s'emploie à démonter qu'Eric n'est pas vraiment responsable. Bon, on veut bien croire qu'il a couché avec la cousine de Frannie par inadvertance mais quand même... Qu'à cela ne tienne, nous avons également droit à un épilogue (cucul la praline, il n'y a pas d'autre mot, soi dit en passant) dans lequel nous retrouvons Eric complètement transformé (oui, il emmène ses enfants au camp d'été chrétien). Et là, franchement, c'est pas sympa. Parce qu'accepter que Fanny choisisse Edmund quand Henry prouvait qu'elle avait raison sur lui, c'était une chose mais si là il devient parfait... Bon, cela dit, soyons honnête: parfait il est quand même moins attirant qu'en mauvais garçon...