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Mansfield Park - Page 4

  • MP: les Lectures de Fanny

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       Jane Austen n'est pas avare de citation ou d'allusion aux livres de son temps. J'ai personnellement apprécié découvrir certains de ces auteurs, soit parce que j'ai aimé leur roman et découvert un nouvel univers dans lequel me plonger, soit parce qu'ils m'ont permis de mieux dépeindre l'époque et l'univers de Jane Austen. Quel délice que de se délecter d'un roman que notre chère Jane a elle-même parcouru. Je partage donc avec vous les livres, auteurs et poètes qu'elle évoque au fil de son oeuvre sauf, si je ne me trompe pas dans Lady Susan et The Watsons où je n'en ai relevé aucun. Commençons par Mansfield Park...

    • William Cowper (poète) p.63
    • Sermonts de Hugh Blair p. 102
    • Hamlet, Macbeth et Othello de William Shakespeare, p. 143
    • Douglas de Horne, p. 143
    • Le Joueur de Moore, p. 143
    • Les Rivaux et L'école de la Médisance de Sheridan, p. 143
    • La Roue de la Fortune (je ne trouve pas l'auteur, si vous connaissez...), p. 143
    • Le Procès de l'Héritier de Coleman, p. 143
    • Les Serments d'Amoureux/Lovers' Vows de Kotzebue, traduit et adapté de l'allemand par l'actrice Mrs Inchbald, p. 144
    • Relation De Voyage Du Lord Macartney A La Chine Dans Les Annees 1792,1793 Et 1794, p. 169
    • Les Contes de Crabbe, p. 170
    • L'oisif de Samuel Johnson, p. 170 (auteur aussi évoqué p. 422)
    • L'invocation au Tabac de Hawkins Browne, p. 175
    • Henry VIII de Shakespeare, p. 360
    • Oliver Goldsmith, p. 450

    Les pages indiquées sont celles de l'édition 10/18.

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  • Mansfield Park

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       fanny-and-mary-mansfield-park.jpgFanny Price est une jeune fille raisonnable et discrète, qui, à l'âge de 10 ans, a été recueillie à Mansfield Park par son oncle et ses deux tantes. Bien qu'elle soit consciente de la chance qui lui est offerte, Fanny, malgré tout son bon caractère, a du mal à se réjouir d'avoir quitté ses parents et ses frères et soeurs aimants pour vivre avec un oncle froid et distant, une tante qui s'intéresse plus à ses chiens qu'à ses enfants et une autre absolument tyrannique. Quant à ses cousines, elles ne permettront jamais à Fanny d'oublier sa place. Seuls ses cousins lui apportent un peu de réconfort, l'aîné en lui offrant parfois de petits cadeaux et Edmond, quant à lui, en étant son seul véritable ami. Mais alors que Fanny devient une belle jeune fille, sans que qui que se soit n'en prenne conscience, toute cette quiétude va être bouleversée par l'arrivée du jeune Henry Crawford et de sa soeur Mary. Bien que sans réelle mauvaise intention, ils n'ont aucune considération pour les sentiments d'autrui et seul leur divertissement et leurs intérêts comptent, ce dont seule Fanny semble se rendre compte. C'est ainsi qu'ils vont déclancher un cataclysme au sein de la vie paisible de Mansfield Park.

       Ce roman présente une héroïne bien différente d'Elizabeth Bennett, plus proche d'une Anne Elliott ou d'une Elinor Dashwood, très raisonnable et très réservée, parfois trop. Il arrive que l'on ait envie de la secouer un peu ou que l'on soit dépité devant l'aveuglement d'Edmond en particuler et de sa famille en général. Mais comme dans tous les romans de Jane Austen, la fin heureuse est inévitable, même si je ne suis personnellement pas une grande adepte de la façon dont celle-ci est expédiée. Peut-être le roman que j'aime le moins mais dont l'intérêt est cependant relevé par le comportement extrêmement choquant pour l'époque de certains des personnages.