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Mansfield Park

  • Mansfield Park, Adaptation avec Billie Piper

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    mansfield park,billie piper,jane austen,fanny price,edmund bertram,henry crawford   Nous venons d'achever la relecture de Mansfield Park sur le French Jane Austen Book Club et j'en ai donc profité pour me replonger dans les différentes adaptations.

       Celle-ci est la plus récente et dès les premières minutes du film, il est évident que nous avons une Fanny bien plus énergique et joyeuse que celle du livre. L'actrice même qui a été choisi, Bille Piper, est pour moi assez loin de l'idée que je me faisais de l'héroïne. Chaque adaptation lui apporte un petit quelque chose de différent et on sent bien que le personnage tel qu'il est dans le livre a du mal à inspirer les réalisateurs. Et ce n'est pas le seul changement : Mrs Bertram est également plus présente mais en contrepartie, Julia est quasiment inexistante. Pour autant, je ne peux pas dire que ces différences m'aient véritablement gênée, en revanche, la scène de baiser entre Maria et Henry Crawford ou encore la disparition pure etmansfield park,billie piper,jane austen,fanny price,edmund bertram,henry crawford,adaptation mansfield park simple du séjour de Fanny à Portsmouth me paraissent plus préjudiciables à l'intrigue...

       De manière générale, c'est une adaptation qui manque totalement de subtilité. Le format film n'y est pas pour rien bien sûr mais ici après trois minutes à peine, tout le monde semble déjà amoureux et se fait du pied sous la table ! Et que dire du moment où Edmund à une révélation en regardant Fanny ! Ridicule. D'ailleurs, j'ai eu un mal fou à accrocher avec Blake Ritson dans ce rôle. Je le préfère de loin mansfield park,billie piper,jane austen,fanny price,edmund bertram,henry crawford,adaptation mansfield parken Mr Elton dans Emma... La seule qui tire vraiment son épingle du jeu, c'est Hayley Atwell qui est excellente en Mary Crawford, à tel point que j'ai longtemps détesté l'actrice tellement elle était crédible ! Mais ça ne suffit pas à sauver le film d'une impression générale de platitude il me semble. 

     

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    Et vous pouvez retrouver toutes mes chroniques des adaptations de Mansfield Park, par là...

  • Celia's House de D.E. Stevenson

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    Mansfield Park, d.e. stevenson, celia's house, austenerie, Jane Austen, réécriture moderneTitre : Celia's House

    Auteur : D.E. Stevenson

    Langue : Anglais

    Roman : Mansfield Park

    Genre : Réécriture située au début du XXe siècle

    Note : 4/5

     

       Parfois nos lectures nous réservent des surprises et, le moins que je puisse dire, c'est que celle-ci fut charmante. J'aime beaucoup les petites histoires pleines d'humour de D.E. Stevenson, notamment la série autour de Miss Buncle que je ne peux que vous recommander chaleureusement, et je suis plus que fan des sublimes rééditions proposées par Sourcebooks Landmark. C'est donc dans ce cadre que Celia's House a rejoint ma PAL et que j'ai fini par me plonger dedans. J'ai d'abord décelé quelques petits éléments qui m'ont fait sourire et penser à un hommage à Jane Austen, avant de devoir me rendre à l'évidence : plus de la moitié de ce livre est une réécriture de Mansfield Park.

       Reprenons depuis le début. Celia's House nous raconte la vie de Dunnian, une maison familiale, à travers plusieurs générations de Dunne. Le livre présente quatre parties différentes : le changement de propriétaires de cette maison après un héritage, l'enfance des rejetons de la famille, leur adolescence, puis leur vie d'adultes. Bien que des jalons soient habilement posés avant, ce sont les deux dernières parties seulement qui retranscrivent l'univers de Mansfield Park.

       J'ai beaucoup aimé la façon dont les éléments sont retranscrits et adaptés et je dois même dire que j'ai trouvé Mark et Deb plus sympathiques qu'Edmund et Fanny. Bien sûr, l'histoire restant peu ou prou la même, on a parfois encore envie de les secouer un peu mais leur façon d'agir est mieux amenée et plus compréhensible. Comme toujours avec D.E. Stevenson, tout est parfaitement charmant, c'est vraiment le qualificatif qui lui correspond le mieux.

       C'est donc une transposition très réussie mais qui ne concerne que la moitié du roman. Pour le reste, je dois dire qu'en commençant la lecture, je me suis d'abord fait la réflexion que c'était le roman de l'auteur que j'appréciais le moins. Ça ne veut pas dire qu'il est mauvais, loin de là, mais le fil se déroule sur une longue période et j'ai eu du mal pendant un certain temps à y trouver de l'interêt, le début faisant office essentiellement de mise en place. J'ai été conquise cependant dès l'adolescence des Dunne et il est interessant de souligner que le livre ne se termine pas là où la réécriture de Mansfield Park s'achève mais nous offre quelques chapitres supplémentaires qui font échos au début du livre et donnent du sens à l'ensemble.

       En résumé, nous avons une très jolie histoire qui nous emmène dans la campagne Écossaise et dans laquelle se cache une belle réécriture de Mansfield Park, tout cela dans une magnifique édition. Je ne vois pas ce qu'il faudrait de plus pour la faire entrer d'urgence dans la PAL de tous les anglophiles. 

     

       Et si vous voulez découvrir les autres livres de D.E. Stevenson, rendez-vous sur Books are my Wonderland.

     

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  • The Beresfords de Christina Dudley

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    mansfield park,jane austen,austenerie,jane austen france,christina dudleyTitre: The Beresfords

    Auteur: Christina Dudley

    Langue: Anglais

    Roman: Mansfield Park

    Genre: Adaptation Moderne

    Note: 3,5/5

     

       La famille Beresford a la gentillesse de recueillir chez elle la jeune Frannie Price pendant que sa mère enchaîne les cures de désintoxication. Elle va ainsi vivre avec sa tante, son mari et les enfants de celui-ci. Vous l'avez compris, The Beresfords est une adaptation moderne de Mansfield Park. J'avais hâte de lire ce roman parce que le fait que l'auteur n'est pas choisi Orgueil et Préjugés est déjà rafraîchissant en soi. À cela s'ajoute mon indéfectible optimisme qui me permet toujours d'espérer qu'un jour ou l'autre, une austenerie ou même un relecture de l'original, me feront aimer un peu plus Fanny et Edmund...

       Pour transposer l'histoire à notre époque en gardant une trame similaire, l'auteur a choisi de placer l'action dans une famille très croyante et pratiquante et même moi qui suis croyante, ça m'a parfois agacé alors je n'imagine même pas l'effet sur quelqu'un qui préférait ne pas entendre parler de religion ! De plus, malgré ce contexte particulier ou parfois même à cause de ce contexte-ci, il y a plusieurs choses qui pour moi ne passent pas. Autant ça ne me choque pas que Fanny soit amoureuse de son cousin dans l'original parce que ce sont les moeurs de l'époque, autant ici, une jeune fille qui a été élevé avec un jeune homme considéré comme son cousin, dès l'enfance, même s'ils n'ont pas de réel lien de sang, c'est juste inconcevable pour moi. Quant à Edmund, que j'ai toujours autant envie de secouer, qu'il épouse Caroline Grant/Mary Crawford est déjà assez décevant en soi mais qu'il divorce puis devienne pasteur ?!

       En revanche, Christina Dudley ne se trompe pas dans la retranscription des caractères et voir évoluer ses personnages à notre époque est plutôt amusant. La lecture du roman est agréable, si on arrive à mettre certains bémols de côté, et plaira également à ceux qui n'ont pas lu l'original je pense. En fait, elle a peut-être même réussi à me faire un petit peu plus aimer Fanny/Frannie, ou avoir un peu plus pitié d'elle, même si je ne sais pas si c'est mieux. En effet, je trouve sa description plus franche et honnête, l'auteur n'hésitant pas à nous décrire ses limites, ce qui permet parfois de mieux la comprendre.

       Et nous en arrivons à l'épineux problème Eric Grant/Henry Crawford. Si vous ne voulez pas être spoilée, je vous conseille d'arrêter là votre lecture mais si comme Cassandra Austen et moi, vous pensez que Fanny aurait dû laisser une chance à Henry, alors je sais que vous ne pourrez pas vous empêcher de lire... Comme dans l'original, il arrive ici un moment où on commence à vraiment apprécier Eric/Henry et où on espère plus avant que tout s'effondre. Dans l'oeuvre de Jane Austen, je dois dire que c'est déjà assez frustrant mais ici c'est pire parce que l'auteur, dans un bon esprit de charité chrétienne s'emploie à démonter qu'Eric n'est pas vraiment responsable. Bon, on veut bien croire qu'il a couché avec la cousine de Frannie par inadvertance mais quand même... Qu'à cela ne tienne, nous avons également droit à un épilogue (cucul la praline, il n'y a pas d'autre mot, soi dit en passant) dans lequel nous retrouvons Eric complètement transformé (oui, il emmène ses enfants au camp d'été chrétien). Et là, franchement, c'est pas sympa. Parce qu'accepter que Fanny choisisse Edmund quand Henry prouvait qu'elle avait raison sur lui, c'était une chose mais si là il devient parfait... Bon, cela dit, soyons honnête: parfait il est quand même moins attirant qu'en mauvais garçon...

     

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  • De Darcy à Wentworth de Sybil G. Brinton

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    de darcy à wenworth,jane austen,france,blog,sybil g. brinton,première austenerie; austenerieTitre: De Darcy à Wentworth

    Auteur: Sybil G. Brinton

    Langue: Français

    Roman: Tous

    Genre: Sequel/Suite

    Note: 3,5/5

     

       L'histoire se déroule après la fin des six romans principaux de Jane Austen, mêle les différentes intrigues et met en avant les personnages secondaires. Pour ces raisons, je conseille vivement de lire tout Jane Austen avant de se lancer dans celui-ci (même si c'est ce que je recommande de toutes façons d'une manière générale). Ici, cela vous évitera de vous spoiler mais vous aidera aussi grandement à comprendre les relations et le passif des uns et des autres.

       De Darcy à Wentworth a été écrit en 1913 et bénéficie donc à ce titre de l'honneur d'être la première austenerie de tous les temps. Un énorme avantage en découle: nous évitons ainsi les coucheries à tout va et les comportements indécents très à la mode ces derniers temps et nous avons droit à un langage plus soutenu, ce qui nous change agréablement. Je n'ai souligné aucun souci de traduction non plus, si ce n'est dans ce titre qui nous promet bien plus du Capitaine que ce que nous aurons l'occasion de voir dans ses pages.

       Ce qui est agréable, c'est de retrouver les nombreux personnages secondaires comme William Price, Georgiana Darcy ou encore James Morland. Ils permettent une plus grande liberté d'action que Darcy ou Lizzy, que nous connaissons de trop près et qui ayant évolué au cours du roman original, ont certainement moins à offrir dans des suites. J'apprécie donc, pour une sequel, que l'on se base sur ces personnages-ci et ça fonctionne bien ici. Je suis également une grande fan des cross-over, j'adore imaginer moi-même ce qui se passerait si Margaret Dashwood rencontrait Tom Bertram par exemple, j'ai donc beaucoup aimé tous ces croisements et entremêlements, même si ce n'était pas toujours très bien amené.

       En revanche, on ne peut pas dire que le suspense soit insoutenable, on devine assez vite qui finit avec qui. Cela dit, c'est assez courant dans ce genre de livre et ça ne serait pas un problème majeur si l'action ne traînait pas indéfiniment en longueur au milieu du livre. Il y a vraiment eu pour moi un passage, d'une centaine de pages au moins, difficile à dépasser. Malgré cela, je trouve quand même qu'il s'agit d'une austenerie de qualité, agréable à lire.

       Un dernier point négatif, sur lequel je voudrais finir, jamais on ne me fera apprécier ni prendre en pitié Mary Crawford. Jamais. Alors tous ces discours la plaignant et répétant à quel point, la pauvre, elle n'y était pour rien dans les agissements de son frère, très peu pour moi! C'est oublier bien vite, et ne pas respecter, la conclusion de Mansfield Park il me semble. Oublier que l'on parle de celle qui se réjouissait presque de la maladie de Tom Bertram en commentant que sa mort serait très avantageuse pour Edmund et qui, loin de condamner la conduite de son frère, regrettait seulement qu'il se soit fait prendre.

     

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