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austenerie

  • Suspense and Sensibility de Carrie Bebris

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    Titre :
     Suspense and Sensibility

    Auteur : Carrie Bebris

    Langue : Anglais (Niveau Moyen)

    Roman : Orgueil et Préjugés & Raison et Sentiments

    Genre : Sequel

    Note : 3,5/5

     

       Ceci est le deuxième opus d'une série nous emmenant sur les traces d'Elisabeth et Darcy après leur mariage et dans celui-ci, vous l'aurez compris, ils auront l'occasion de croiser différents personnages issus de Raison et Sentiments dans leur quête pour marier Kitty convenablement. Mais attention, s'il s'agit bien d'un cross-over, genre que j'affectionne particulièrement, il s'agit surtout ici d'une suite mêlant Jane Austen et fantastique. Ça peut surprendre, je vous l'accorde, et c'est d'ailleurs la raison principale pour laquelle j'avais détesté le premier tome, mais une fois qu'on est averti que les objets peuvent avoir des pouvoirs magiques, je vous assure que ça se passe mieux.

       D'une manière générale, j'ai donc bien aimé ma lecture. L'univers de Jane Austen est bien retranscris (comprendre que vous ne trouverez pas une fille Darcy en train de coucher avec le premier venu derrière la salle de bal) et nous avons plaisir à retrouver les personnages, même si j'ai mis quelques temps à resituer ceux de Raison et Sentiments puisque nous retrouvons en fait Harry Dashwood, le neveu de Marianne et Elinor, devenu adulte. Il y a parfois quelques petits manques de cohérences dans le comportement de Kitty par exemple, ou dans le profil du jeune homme qu'elle séduit, mais je peux comprendre que cela sert l'histoire et je le pardonne bien volontiers à l'auteur.

       D'ailleurs, on se prend réellement d'affection pour le jeune héros qui va subir bien des revers et on s'inquiète rapidement de son destin. On tourne donc facilement et rapidement les pages, incapable de l'abandonner à son sort. Et finalement, ce qui m'a peut-être le plus déçu, c'est justement la fin. Sans vous en dire trop, même si la vérité est rétablie et que, comme dans Raison et Sentiments, le héros qui a été spolié se satisfait de ce qu'il a, je trouve vraiment la punition bien trop sévère et parfaitement injuste. D'ailleurs, c'est déjà ce que je pense pour Edward dans R&S et je suis consciente que l'auteur a voulu faire écho à cette situation, mais là c'est encore pire ! C'est dommage parce que je finis ma lecture frustrée et mitigée.

     

       Vous pouvez tout à fait lire ce volume sans avoir lu le précédent mais si vous voulez en savoir plus sur ce dernier, n'hésitez pas à aller jeter un oeil à ma chronique de Pride and Prescience.

  • The Beresfords de Christina Dudley

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    mansfield park,jane austen,austenerie,jane austen france,christina dudleyTitre: The Beresfords

    Auteur: Christina Dudley

    Langue: Anglais

    Roman: Mansfield Park

    Genre: Adaptation Moderne

    Note: 3,5/5

     

       La famille Beresford a la gentillesse de recueillir chez elle la jeune Frannie Price pendant que sa mère enchaîne les cures de désintoxication. Elle va ainsi vivre avec sa tante, son mari et les enfants de celui-ci. Vous l'avez compris, The Beresfords est une adaptation moderne de Mansfield Park. J'avais hâte de lire ce roman parce que le fait que l'auteur n'est pas choisi Orgueil et Préjugés est déjà rafraîchissant en soi. À cela s'ajoute mon indéfectible optimisme qui me permet toujours d'espérer qu'un jour ou l'autre, une austenerie ou même un relecture de l'original, me feront aimer un peu plus Fanny et Edmund...

       Pour transposer l'histoire à notre époque en gardant une trame similaire, l'auteur a choisi de placer l'action dans une famille très croyante et pratiquante et même moi qui suis croyante, ça m'a parfois agacé alors je n'imagine même pas l'effet sur quelqu'un qui préférait ne pas entendre parler de religion ! De plus, malgré ce contexte particulier ou parfois même à cause de ce contexte-ci, il y a plusieurs choses qui pour moi ne passent pas. Autant ça ne me choque pas que Fanny soit amoureuse de son cousin dans l'original parce que ce sont les moeurs de l'époque, autant ici, une jeune fille qui a été élevé avec un jeune homme considéré comme son cousin, dès l'enfance, même s'ils n'ont pas de réel lien de sang, c'est juste inconcevable pour moi. Quant à Edmund, que j'ai toujours autant envie de secouer, qu'il épouse Caroline Grant/Mary Crawford est déjà assez décevant en soi mais qu'il divorce puis devienne pasteur ?!

       En revanche, Christina Dudley ne se trompe pas dans la retranscription des caractères et voir évoluer ses personnages à notre époque est plutôt amusant. La lecture du roman est agréable, si on arrive à mettre certains bémols de côté, et plaira également à ceux qui n'ont pas lu l'original je pense. En fait, elle a peut-être même réussi à me faire un petit peu plus aimer Fanny/Frannie, ou avoir un peu plus pitié d'elle, même si je ne sais pas si c'est mieux. En effet, je trouve sa description plus franche et honnête, l'auteur n'hésitant pas à nous décrire ses limites, ce qui permet parfois de mieux la comprendre.

       Et nous en arrivons à l'épineux problème Eric Grant/Henry Crawford. Si vous ne voulez pas être spoilée, je vous conseille d'arrêter là votre lecture mais si comme Cassandra Austen et moi, vous pensez que Fanny aurait dû laisser une chance à Henry, alors je sais que vous ne pourrez pas vous empêcher de lire... Comme dans l'original, il arrive ici un moment où on commence à vraiment apprécier Eric/Henry et où on espère plus avant que tout s'effondre. Dans l'oeuvre de Jane Austen, je dois dire que c'est déjà assez frustrant mais ici c'est pire parce que l'auteur, dans un bon esprit de charité chrétienne s'emploie à démonter qu'Eric n'est pas vraiment responsable. Bon, on veut bien croire qu'il a couché avec la cousine de Frannie par inadvertance mais quand même... Qu'à cela ne tienne, nous avons également droit à un épilogue (cucul la praline, il n'y a pas d'autre mot, soi dit en passant) dans lequel nous retrouvons Eric complètement transformé (oui, il emmène ses enfants au camp d'été chrétien). Et là, franchement, c'est pas sympa. Parce qu'accepter que Fanny choisisse Edmund quand Henry prouvait qu'elle avait raison sur lui, c'était une chose mais si là il devient parfait... Bon, cela dit, soyons honnête: parfait il est quand même moins attirant qu'en mauvais garçon...

  • Confessions of a Jane Austen Addict de Laurie Viera Rigler

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    Titre:
     Confessions of a Jane Austen Addict / Confessions d'une fan de Jane Austen

    Auteur: Laurie Viera Rigler

    Langue: Anglais ou Français

    Roman: Jane Austen en général

    Genre: Voyage dans le temps

    Note: 3/5

     

       Courtney Stone, jeune femme moderne typique de L.A., se réveille un matin dans le corps et la vie de Jane Mansfield, dans l'Angleterre Regency de Jane Austen.

       Si je lui ai plutôt mis une bonne note, c'est que l'histoire est divertissante, les situations cocasses nous rappellent évidement la série Lost in Austen et le parallèle avec Jane Austen est assez présent pour être agréable tout en étant assez éloigné pour éviter les comparaisons. Et tous ces éléments réunis en font une bonne lecture.

       L'histoire d'amour également m'a plue. En fait, je ne sais pas si on peut vraiment la considérer comme telle mais se retrouver face à un homme sans savoir qu'elle est la nature exacte de notre relation, j'ai trouvé cela amusant; et ça nous permet de nous poser les mêmes questions que l'héroïne.

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       On y retrouve aussi des petits défauts assez communs dans ce genre d'histoire, des petites incohérences: l'héroïne semble s'étonner des règles de l'époque alors qu'elle est censée être une inconditionnelle des romans de Jane Austen, et également quelques longueurs parfois mais ce n'est pas insurmontable.

     Après, je dois dire que ça reste très léger et que cela s'oublie assez facilement. Je l'ai d'ailleurs lu il y a quelques temps maintenant et sans mes notes, j'aurais bien été incapable d'écrire ma chronique. Du coup, alors qu'en le refermant, je pensais lire la suite, je n'en suis plus aussi sûre aujourd'hui. Non seulement, je pense que j'aurais du mal à me remémorer les éléments indispensables à ma compréhension mais selon les chroniques que j'ai parcouru, ce ne serait pas le meilleur des deux. 

       Un dernier mot pour dire que je l'ai lu en anglais mais que les deux tomes sont sortis et disponibles chez Milady.

  • Murder Most Persuasive de Tracy Kiely

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    murder most persuasive,austenerie,jane austen,persuasion,tracy kielyTitre: Murder Most Persuasive

    Auteur: Tracy Kiely

    Langue: Anglais

    Roman: Persuasion

    Genre: Inspiration Moderne

    Note: 4,5/5

     

       Alors qu'elles viennent tout juste d'enterrer leur père, les filles Reynolds apprennent qu'un corps a été retrouvé sous la piscine de leur maison secondaire. Il s'agirait de l'ex-fiancé de l'aînée, disparu six ans plus tôt, après une soirée où toute la famille était présente. C'est donc tout naturellement que la police les soupçonne un à un. Et comme si ces épreuves n'étaient pas suffisantes, l'enquêteur principal n'est autre que l'ancien petit ami d'Ann, la cadette, qu'elle s'est laissée persuader de quitter plusieurs années auparavant mais qu'elle n'a jamais oublié. Ça commence à vous rappeler quelque chose?

     

       Ce livre est le troisième de la série et les deux premiers avaient été d'énormes coup de coeur. Ce fut un peu moins le cas pour celui-ci mais cela reste malgré tout dans le haut du classement des austeneries.

       Ce volume débute en suivant la trame de Persuasion de bien des manières. Du coup, forcément, j'en attendais beaucoup et c'est à mon avis de là que résulte ma déception. En effet, vers la fin de l'ouvrage, l'histoire se recentre sur l'enquête et le meurtre, ce qui est très bien par ailleurs, les évènements se précipitent et au milieu de tout ça, nous somme informés qu'Ann et Joe se sont remis ensemble. Pas de suspense, pas de scène romantique, d'angoisse, d'attente, de déclarations enflammées... Autant pour moi. De nombreux éléments qui semblaient prometteurs, comme l'équipière jalouse de Joe, disparaissent en cours de route et ne sont pas exploités. Du coup, je préférais lorsque les liens entre Tracy Kiely et Jane Austen s'entremêlaient sans cesse, plutôt que lorsqu'ils sont parallèles. 

       Mis à part cela, j'aime toujours autant la plume de cet auteur, sa finesse et son humour, ses nombreuses références à Jane Austen bien sûr, et son héroïne pétillante. S'il est plutôt clair que ce n'est pas pour le côté policier que je lis en priorité ces romans, je me rends compte que sans vraiment chercher à découvrir l'assassin, j'ai soupçonné à peu près tout le monde et la révélation m'a parue cohérente. Mention honorable pour le Murder Mystery donc.

       J'ai déjà le quatrième et dernier (pour le moment j'espère) opus dans ma PAL et j'ai hâte de retrouver Elizabeth. Je conseille chaudement cette série à toutes celles qui lisent l'anglais, en sachant que même si le niveau est accessible, il faut être capable de comprendre l'humour et les jeux de mots.