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austenerie

  • Préjugés et Orgueil de Lynn Messina

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    préjugés et orgueil,orgueil et préjugés,féminisme,lynn messina,austenerie,charleston,diva romanceTitre : Préjugés et Orgueil

    Auteur : Lynn Messina

    Langue : Français

    Roman : Orgueil et Préjugés

    Genre : Réécriture Moderne

    Note : 3/5

     

       En plus d'être une réécriture moderne d'Orgueil et Préjugés, ce livre se propose d'inverser les sexes des protagonistes : Darcy et Bingley sont des femmes riches et séduisantes et les Bennet sont des frères travaillant pour un musée en quête de mécènes. Si je trouve l'idée bonne, elle pousse à s'interroger sur ce que le lecteur va attendre et pour ma part, j'ai tout de suite pensé à une lecture plutôt féministe. La version de Jane Austen, bien que l'argent soit dans les mains des hommes, était déjà extrêmement moderne et féministe. Elizabeth ne souhaitant se marier que par amour et choisir sa vie. Ici, le message n'aurait plus d'intérêt dans la bouche de son double masculin aussi bien à cause de son sexe que de l'époque. Tournons-nous donc vers Darcy et Bingley, deux jeunes héritières dont la fortune vient de leurs ancêtres ou de leur gentil papa et qui se contentent de le dépenser ou de s'occuper d'oeuvres de charité contrairement à leurs frères ou cousins qui eux, travaillent. Seriously ? Donc le féminisme, c'est raté, on repassera. Après, il ne s'agissait que de mes attentes, ce n'était peut-être pas du tout dans les intentions de l'auteur mais il me semble que je n'était pas la seule à attendre cela.

       En revanche, j'ai beaucoup aimé le cadre : New-York, l'art, les musées. C'est intéressant et bien amené et on sent tout de suite que l'auteur est à l'aise avec le sujet et met du même coup son lecteur dans les mêmes dispositions. Les frères Bennet sont bien sympathiques et c'est une petite romance qui se laisse lire avec plaisir. Là où Lynn Messina est très visiblement moins dans son élément, c'est lorsqu'il s'agit de trop se rapprocher de la trame originale et de retranscrire un dialogue par exemple. Honnêtement, on a parfois l'impression de faire un bon dans le passé avec un langage qui n'a absolument plus rien de naturel. Il y a aussi des petites choses dont la logique ne fonctionne plus dans ce schéma et que l'auteur a négligé d'adapter. Par exemple, le frère de Bingley qui la suit partout et cède à ses caprices. Dans l'original, c'est lui qui a l'argent et en tant que célibataire, Caroline Bingley ne peut pas vivre seule, elle n'a donc pas vraiment le choix. Ici, ça n'a plus lieu d'être. En résumé, plus l'auteur reste à bonne distance de l'oeuvre de Jane Austen, mieux c'est.

       N'en attendez donc pas de grands discours féministes ou la parfaite austenerie mais une romance sympathique, pas désagréable à lire et assez amusante, et vous ne serez pas déçu.

  • Raison et Sentiments, le manga

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    raison et sentiments,austenerie française,austenerie,manga,stacy king,po tse,jane austenTitre : Raison et Sentiments 

    Adaptation : Stacy King

    Illustrations : Po Tse

    Langue : Français

    Roman : Raison et Sentiments

    Genre : Manga

    Note : 3,5/5

     

       Ce genre de transposition, vous commencez à le savoir, je suis plutôt fan. Je trouve ça amusant et rafraîchissant et celui-ci ne fait pas exception. Pourtant, avant même d'entamer ma lecture, quelques petites choses me gênent. D'abord, il s'agit des mêmes auteurs que pour le manga Orgueil et Préjugés, ce qui compte tenu de la qualité de l'adaptation du texte n'est pas forcément une bonne nouvelle mais le pire est que les droits français ont été vendus à deux éditeurs différents. Et là, j'ai envie de direraison et sentiments,austenerie française,austenerie,manga,stacy king,po tse,jane austen "WTF" (oui, j'en deviens vulgaire). D'accord, je suis sûrement un peu trop maniaque avec mes livres mais ici, les deux mangas qui sont côte à côte dans ma bibliothèque austenienne n'ont même pas le même format !! Et si on aurait pu au moins espérer échapper au changement de couverture, c'est raté. Chez Nobi-Nobi on en remet même une couche dans le rose bonbon et le cucul la praline. Beurk ! En revanche, là où ils font mieux que chez Soleil, c'est qu'on retrouve le sens de lecture traditionnel du manga. Alléluia.

       Bien, assez d'onomatopées comme ça. En commençant ma lecture, j'ai trouvé que tout était très exagéré, les premières scènes sont vraiment too much, avant de me rappeler que c'est un peu le principe du manga. Ça a au moins l'intérêt de mettre en avant l'humour et le ridicule plutôt que le romantisme pour une fois, ce qui me réjouit même si je me demande quelle image cela donne du livre à quelqu'un qui ne l'aurait pas lu. Le texte est moins mal adapté que ce que je craignais même s'il y a clairement des problèmes de traduction (non, Brandon n'a pas été marié une première fois, il a seulement déjà été amoureux), et les dessins sont toujours aussi beaux mais je n'aurais pas été contre plus de "chibis" (petit personnage simplifié pour mettre en avant une scène comique ou un comportement ridicule).

       En résumé, je m'attendais à tellement pire que j'ai finalement apprécié ma lecture. On est loin du chef d'oeuvre de Jane Austen mais il pourrait difficilement en être autrement. 

       Et pour vous faire votre propre opinion, Nobi Nobi vous offre le premier chapitre :

     

       Et les gagnants du concours sont :

    • Jordane Cassidy
    • Quand Coco Bouquine
    • Cristina Rascona
  • Suspense and Sensibility de Carrie Bebris

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    Titre :
     Suspense and Sensibility

    Auteur : Carrie Bebris

    Langue : Anglais (Niveau Moyen)

    Roman : Orgueil et Préjugés & Raison et Sentiments

    Genre : Sequel

    Note : 3,5/5

     

       Ceci est le deuxième opus d'une série nous emmenant sur les traces d'Elisabeth et Darcy après leur mariage et dans celui-ci, vous l'aurez compris, ils auront l'occasion de croiser différents personnages issus de Raison et Sentiments dans leur quête pour marier Kitty convenablement. Mais attention, s'il s'agit bien d'un cross-over, genre que j'affectionne particulièrement, il s'agit surtout ici d'une suite mêlant Jane Austen et fantastique. Ça peut surprendre, je vous l'accorde, et c'est d'ailleurs la raison principale pour laquelle j'avais détesté le premier tome, mais une fois qu'on est averti que les objets peuvent avoir des pouvoirs magiques, je vous assure que ça se passe mieux.

       D'une manière générale, j'ai donc bien aimé ma lecture. L'univers de Jane Austen est bien retranscris (comprendre que vous ne trouverez pas une fille Darcy en train de coucher avec le premier venu derrière la salle de bal) et nous avons plaisir à retrouver les personnages, même si j'ai mis quelques temps à resituer ceux de Raison et Sentiments puisque nous retrouvons en fait Harry Dashwood, le neveu de Marianne et Elinor, devenu adulte. Il y a parfois quelques petits manques de cohérences dans le comportement de Kitty par exemple, ou dans le profil du jeune homme qu'elle séduit, mais je peux comprendre que cela sert l'histoire et je le pardonne bien volontiers à l'auteur.

       D'ailleurs, on se prend réellement d'affection pour le jeune héros qui va subir bien des revers et on s'inquiète rapidement de son destin. On tourne donc facilement et rapidement les pages, incapable de l'abandonner à son sort. Et finalement, ce qui m'a peut-être le plus déçu, c'est justement la fin. Sans vous en dire trop, même si la vérité est rétablie et que, comme dans Raison et Sentiments, le héros qui a été spolié se satisfait de ce qu'il a, je trouve vraiment la punition bien trop sévère et parfaitement injuste. D'ailleurs, c'est déjà ce que je pense pour Edward dans R&S et je suis consciente que l'auteur a voulu faire écho à cette situation, mais là c'est encore pire ! C'est dommage parce que je finis ma lecture frustrée et mitigée.

     

       Vous pouvez tout à fait lire ce volume sans avoir lu le précédent mais si vous voulez en savoir plus sur ce dernier, n'hésitez pas à aller jeter un oeil à ma chronique de Pride and Prescience.

  • The Beresfords de Christina Dudley

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    mansfield park,jane austen,austenerie,jane austen france,christina dudleyTitre: The Beresfords

    Auteur: Christina Dudley

    Langue: Anglais

    Roman: Mansfield Park

    Genre: Adaptation Moderne

    Note: 3,5/5

     

       La famille Beresford a la gentillesse de recueillir chez elle la jeune Frannie Price pendant que sa mère enchaîne les cures de désintoxication. Elle va ainsi vivre avec sa tante, son mari et les enfants de celui-ci. Vous l'avez compris, The Beresfords est une adaptation moderne de Mansfield Park. J'avais hâte de lire ce roman parce que le fait que l'auteur n'est pas choisi Orgueil et Préjugés est déjà rafraîchissant en soi. À cela s'ajoute mon indéfectible optimisme qui me permet toujours d'espérer qu'un jour ou l'autre, une austenerie ou même un relecture de l'original, me feront aimer un peu plus Fanny et Edmund...

       Pour transposer l'histoire à notre époque en gardant une trame similaire, l'auteur a choisi de placer l'action dans une famille très croyante et pratiquante et même moi qui suis croyante, ça m'a parfois agacé alors je n'imagine même pas l'effet sur quelqu'un qui préférait ne pas entendre parler de religion ! De plus, malgré ce contexte particulier ou parfois même à cause de ce contexte-ci, il y a plusieurs choses qui pour moi ne passent pas. Autant ça ne me choque pas que Fanny soit amoureuse de son cousin dans l'original parce que ce sont les moeurs de l'époque, autant ici, une jeune fille qui a été élevé avec un jeune homme considéré comme son cousin, dès l'enfance, même s'ils n'ont pas de réel lien de sang, c'est juste inconcevable pour moi. Quant à Edmund, que j'ai toujours autant envie de secouer, qu'il épouse Caroline Grant/Mary Crawford est déjà assez décevant en soi mais qu'il divorce puis devienne pasteur ?!

       En revanche, Christina Dudley ne se trompe pas dans la retranscription des caractères et voir évoluer ses personnages à notre époque est plutôt amusant. La lecture du roman est agréable, si on arrive à mettre certains bémols de côté, et plaira également à ceux qui n'ont pas lu l'original je pense. En fait, elle a peut-être même réussi à me faire un petit peu plus aimer Fanny/Frannie, ou avoir un peu plus pitié d'elle, même si je ne sais pas si c'est mieux. En effet, je trouve sa description plus franche et honnête, l'auteur n'hésitant pas à nous décrire ses limites, ce qui permet parfois de mieux la comprendre.

       Et nous en arrivons à l'épineux problème Eric Grant/Henry Crawford. Si vous ne voulez pas être spoilée, je vous conseille d'arrêter là votre lecture mais si comme Cassandra Austen et moi, vous pensez que Fanny aurait dû laisser une chance à Henry, alors je sais que vous ne pourrez pas vous empêcher de lire... Comme dans l'original, il arrive ici un moment où on commence à vraiment apprécier Eric/Henry et où on espère plus avant que tout s'effondre. Dans l'oeuvre de Jane Austen, je dois dire que c'est déjà assez frustrant mais ici c'est pire parce que l'auteur, dans un bon esprit de charité chrétienne s'emploie à démonter qu'Eric n'est pas vraiment responsable. Bon, on veut bien croire qu'il a couché avec la cousine de Frannie par inadvertance mais quand même... Qu'à cela ne tienne, nous avons également droit à un épilogue (cucul la praline, il n'y a pas d'autre mot, soi dit en passant) dans lequel nous retrouvons Eric complètement transformé (oui, il emmène ses enfants au camp d'été chrétien). Et là, franchement, c'est pas sympa. Parce qu'accepter que Fanny choisisse Edmund quand Henry prouvait qu'elle avait raison sur lui, c'était une chose mais si là il devient parfait... Bon, cela dit, soyons honnête: parfait il est quand même moins attirant qu'en mauvais garçon...