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austenerie - Page 2

  • The Man Who Loved Pride and Prejudice d'Abigail Reynolds

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    Abigail Reynolds, austenerie, Jane Austen, Jane Austen france, the man who loved pride and prejudice, Orgueil et Préjugés, darcy, réécriture moderneTitre : The Man who Loved Pride & Prejudice

    Auteur : Abigail Reynolds

    Langue : Anglais

    Roman : Orgueil et Préjugés

    Genre : Réécriture Moderne

    Note : 3/5

     

       Cassie est biologiste et passe tous ses étés à Cape Cod pour effectuer ses recherches. Son amie Erin, elle, n'oublie pas de s'amuser pour autant et, à peine quelques jours après leur arrivée, elle rencontre le gentil Scott et son taciturne ami, Calder...

       Vous les avez reconnues sans peine, nous avons là les mêmes bases qu'Orgueil et Préjugés pour commencer cette histoire. Pourtant, très vite, une énorme différence va émerger. Si dans l'original, chaque personnage a ses torts, ici le blâme revient entièrement à Cassie qui est assez odieuse, égoïste et pétrie de préjugés, à tel point qu'elle ne demande jamais à Calder ce qu'il fait dans la vie puisque selon elle, il est riche donc il ne fait rien. Si Cassie se trompe évidement lourdement sur Calder, il y a de toutes façons une dichotomie très marquée et assez dérangeante dans ce roman entre les riches et les pauvres, les Républicains et les Démocrates, les méchants et les gentils...

       Une mention spéciale d'ailleurs pour la scène de la plage où Cassie se déshabille devant Calder,   qu'elle connaît peu et n'apprécie que moyennement, pour se baigner entièrement nue et face à l'étonnement du jeune homme, sourit de ce "choc des cultures". Puis finalement, elle couche avec lui, dans l'eau, alors que leurs amis ne sont qu'à quelques mètres d'eux. Je ne sais pas exactement quelle culture c'est censé être, mais ce n'est pas vraiment la mienne non plus, désolée...

       Malgré ces bémols plus ou moins envahissants, on se laisse attraper assez facilement, on ne se refait pas, mais avant même d'avoir atteint la moitié du roman, à peu près tous les rebondissements de l'original ont déjà été épuisés et je me demande vers quoi la suite va évoluer quand la catastrophe se produit. Je vous spoile un peu mais Calder est auteur et pour se faire enfin comprendre de Cassie, il décide d'écrire leur histoire sous forme de, je vous le donne en mille, réécriture moderne d'Orgueil et Préjugés.

       Et là, les problèmes se multiplient :

    1.  Des passages entiers et très longs sont alors incorporés et j'ai franchement détesté.
    2. Abigail Reynolds vante le style de Calder, donc s'envoie des fleurs à elle-même et il n'y a pas franchement de quoi.
    3. On frôle le roman Harlequin et imaginer Darcy écrivant ce genre de livre, ça lui enlève quand même beaucoup de son charme.

       L'auteur nous aurait décrit une histoire complètement différente mais dans laquelle Calder aurait dépeint ses sentiments avec profondeur, le résultat eut été complètement différent mais ce pastiche de P&P dans le pastiche de P&P, ça manque totalement de subtilité.

       Heureusement, ce n'est qu'un mauvais moment à passer et commence alors la troisième partie du roman, de loin la plus interessante, pleine de bonnes idées et de challenges pour le couple mais du coup, on se demande vraiment pourquoi Abigail Reynolds n'a pas pris cette direction dès le départ et ça manque énormément de cohérence malheureusement. Le fil rouge est tellement inexistant que le roman pourrait se terminer à peu près n'importe quand sans que l'on voit la différence. Je garde donc une impression agréable mais confuse du résultat final.

     

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    Et sinon, by the way, juste comme ça, en passant, mon blog à dix ans. Happy Birthday to me.

  • Les Cinq Filles de Mrs Bennet d'Aurore

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    orgueil et préjugés, Pride and préjudice, les cinq filles de mrs Bennet, bande-dessinée, Jane Austen, Jane Austen France, austenerie, aurore, soleil Titre : Les Cinq Filles de Mrs Bennet

    Auteur : Aurore

    Langue : Français

    Roman : Orgueil et Préjugés

    Genre : Bande-Dessinée

    Note : 3,5/5

     

       Quelle janéite ne serait pas heureuse d'une adaptation en bande-dessinée d'Orgueil et Préjugés ? Pas moi en tous cas. D'autant que j'ai déjà dans ma bibliothèque la série des Elinor Jones, illustrée par Aurore également, et dont je trouve les dessins sublimes. J'ai donc suivi la progression du projet avec attention et impatience et j'avais vraiment hâte de tenir cette petite merveille entre les mains.

       Ma première réaction fut donc la joie en recevant ce bel objet. J'avais un peu peur de trouver les couleurs fades mais finalement ces pastels se marient parfaitement aux soeurs Bennet et à l'ambiance du roman. J'aime beaucoup les dessins, et là je crois que c'est essentiellement une question de goût, mais j'ai aussi particulièrement apprécié que tous les personnages soient facilement identifiables. Moi qui vient de finir la saga Sailor Moon où j'étais toujours incapable de dire qui était qui, ici la lecture n'est pas parasitée par ce genre d'inconvénient. Les décors m'ont également plu, ainsi que les introductions fleuries, tout en délicatesse. Bref, visuellement c'est une réussite et si je devais vraiment critiquer quelque chose, ce serait les yeux bleus de Lizzy mais bon, je chipote.

       Pour ce qui est de l'adaptation, en revanche, je suis malheureusement moins convaincue. Je me rends compte que je suis certainement plus exigeante avec cet ouvrage écrit en français qu'avec tous ceux que j'ai lu en anglais, et je m'en excuse, mais j'ai grincé des dents à plusieurs reprises : des expressions un peu trop familières par-ci par-là, d'autres qui par le changement d'un ou deux mots ne retranscrivent plus l'esprit de l'original... Bref, l'essentiel est là, on comprend bien l'histoire, et c'est certainement un exercice très compliqué que de faire cette transposition en si peu de mots mais je n'ai pas été séduite par le texte et je ne peux donc pas dire le contraire. 

       Je reste sur un ressenti positif malgré ce bémol, c'est un bel objet-livre à avoir dans sa collection (même si j'aurais aimé que Soleil choisisse un format légèrement plus petit comme celui des Princesse Sara par exemple) et je lirai sans hésitation la suite. Et comme toujours quand je suis un peu mitigée sur certains aspects, j'aimerais beaucoup en débattre avec vous et connaître vos avis alors, vous l'avez lu ?

     

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  • Persuasion, Captain Wentworth and Cracklin' Cornbread de Mary Jane Hathaway

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    persuasion, Jane Austen france, Jane Austen, austenerie, mary jane Hathaway, Jane Austen takes the south, persuasion captain Wentworth and cracklin' cornbreadTitre : Persuasion, Captain Wentworth and Cracklin' Cornbread

    Auteur : Mary Jane Hathaway

    Langue : Anglais

    Roman : Persuasion

    Genre : Réécriture Moderne

    Note : 4/5

     

       Il s'agit du troisième tome de la série "Jane Austen Takes the South", de Mary Jane Hathaway après Pride and Prejudice and Cheese Grits que j'avais trouvé sympa et Emma, Mr. Knightley and Chili-Slaw Dogs que j'avais vraiment beaucoup aimé ! Cette fois, nous sommes sur une réécriture assez fidèle de Persuasion, ce qui ne pouvait que m'enthousiasmer, et toujours plongés dans les traditions sudistes. Ici, Lucy, l'héroïne vient d'une famille afro-américaine riche et respectée, alors que Jem, aka Captain Wentworth, est un blanc élevé dans une caravane. Tout ce background fonctionne très bien avec l'histoire d'origine.

       La famille Crawford est criblée de dettes. Pour essayer de s'en sortir, Lucy, qui est la seule à avoir un peu de bon sens, décide de louer une partie de la maison familiale historique au Docteur Strood. Ce dernier souhaite y installer sa clinique pour les plus démunis et vient justement d'embaucher un nouveau médecin, de retour dans sa région d'origine après dix ans d'absence, qui n'est autre que Jem, l'amour de jeunesse de Lucy.

       Comme vous pouvez le voir, nous sommes très proches de l'intrigue d'origine. On s'attache donc très facilement aux personnages, on souffre de nouveau avec Lucy, on mettrait bien quelques claques à ses soeurs, on soupire face à Jem... Le seul petit bémol, c'est qu'une fois encore nous alternons les points de vue et nous savons donc dès les premières pages du livre que Jem craque toujours pour Lucy. Ça manque un tout petit peu de rancoeur et de colère je trouve. En dehors de ça, les sentiments et la psychologie des personnages sont parfaitement bien traités et il y a même une scène entre Lucy et l'une de ses soeurs à la fin qui m'a particulièrement touchée et agréablement surprise.

       Ce que j'ai autant aimé que dans les précédents opus, c'est l'ambiance du Sud, les valeurs et les traditions, et toutes les bonnes recettes de cuisine qui me font saliver. J'ai apprécié également l'apparition de différents personnages que nous avions déjà croisés et les clins d'oeil à leurs histoires. Les références à la Guerre Civile ne sont pas inintéressantes non plus, en revanche, l'humour est bien moins présent mais c'est également le cas dans l'original, je suppose donc que ce n'est pas très surprenant.

       Quelque chose qui ne m'a pas gêné pendant ma lecture mais que je regrette un peu après coup, c'est que la plupart des personnages sont vraiment très secondaires, comme la soeur mariée de Lucy qui aurait tout aussi bien pu être supprimée. De même, certaines anecdotes reliées à l'original tombent parfois ici légèrement comme un cheveu sur la soupe. Finalement, je crois que j'aime autant quand l'auteur met vraiment les choses à la sauce sudiste.

       En bref, c'était quand même vraiment une chouette série. Apparemment, les trois autres romans n'ont pas été adaptés et franchement je le regrette.

     

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  • A Walk With Jane Austen de Lori Smith

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    jane Austen, jane Austen france, austenerie, a walk with Jane Austen, lori smithTitre : A Walk with Jane Austen

    Auteur : Lori Smith

    Langue : Anglais

    Genre : Autour de Jane Austen

    Note : 2/5

     

       Lori Smith nous raconte son voyage sur les traces de Jane Austen : Chawton, Steventon, Bath, Winchester, Londres...

       Pour moi, dès le départ, la donne était faussée puisque je croyais qu’il s’agissait d’un roman. Qu’à cela ne tienne, je ne me laisse pas abattre et quand l’auteur nous explique que les aventures qui lui sont arrivées au cours de son voyage sont dignes d’une héroïne de Jane Austen, je me suis sentie ragaillardie. Même le côté "réflexions religieuses" de l’ouvrage ne me rebutait pas, étant moi-même croyante. Malheureusement, il ne tient finalement aucune de ses promesses. 

       D’abord, il s’agit avant tout d’un livre sur l’auteur, son voyage, sa vie, sa religion, agrémenté de quelques passages sur Jane Austen et non l’inverse. Ensuite, sans vouloir être désagréable, si l’auteur pense qu’avoir sympathisé avec un jeune homme et être tombée peu à peu amoureuse de lui alors qu’il lui avait bien signifié ne pas être célibataire suffirait à nous tenir en haleine et à faire d'elle une héroïne austenienne, j'ai bien peur qu'elle se soit lourdement trompée. Peut-être qu’en tournant les choses différemment, en racontant certaines anecdotes avec plus d’humour et de recule, ça aurait pu prendre mais ici ce n’est pas le cas. Enfin, l’auteur souffre d’une maladie depuis de nombreuses années, sans vraiment savoir laquelle au moment du récit. Si je compatis de tout mon cœur, je dois malgré tout avouer que ses plaintes répétées la rende peu sympathique. 

       Alors si vous vous attendiez à un roman genre Austenland ou Bridget Jones avec une héroïne sympathique, des rebondissements amusants et beaucoup de légèreté, laissez-moi vous dire qu’on est loin du compte. Je ne dis pas que les passages sur Jane Austen ne sont pas intéressants mais tout le reste prend le dessus malheureusement. Dommage, j’aimais beaucoup l’idée de départ. 

     

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