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Jane Austen is my Wonderland - Page 3

  • Expectations of Happiness de Rebecca Ann Collins

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    expectations of happiness, Rebecca Ann collins, austenerie, Jane Austen, Raison et Sentiments, sense and sensibility, sequelTitre : Expectations of Happiness

    Auteur : Rebecca Ann Collins

    Langue : Anglais

    Roman : Raisons et Sentiments

    Genre : Sequel (suite)

    Note : 2/5

     

       C'est certainement l'une des lectures qui me tentait le plus, depuis longtemps, dans ma Pal austinienne. La couverture est jolie, l'auteur est reconnue et plutôt plébiscitée en général et surtout, il s'agit d'une suite de Raison et Sentiments, un roman que j'adore mais qui me laisse toujours un léger goût d'inachevé. Pourtant, pour la première fois depuis très longtemps, j''ai hésité à plusieurs reprises à interrompre ma lecture purement et simplement.

       L'ouvrage commence mal, avec toute une histoire autour du fait que Margaret n'assiste pas à des funérailles. Alors, déjà, les femmes n'assistaient pas aux enterrements à l'époque et en plus, quand on en découvre la raison, c'est tout simplement ridicule. Autre très mauvais départ, l'auteur décide d'orienter l'histoire sur une Marianne qui succomberait de nouveau au charme de Willoughby pendant l'absence de son mari. On ne peut donc pas dire qu'elle ce soit beaucoup cassée la tête...

       Mais ça ne s'arrête pas là, loin s'en faut, alors pour ne pas vous faire perdre votre temps plus que nécessaire, je l'ai déjà bien assez perdu pour dix, je vous laisse choisir parmi tous ces éléments lequel vous donne le plus envie de vous arracher les cheveux :

    • Marianne est plus sotte et plus égoïste encore à 25 ans qu'elle ne l'était à 16.
    • Sa mère est devenue une intendante hors pair.
    • Elinor se met à pleurer environ toutes les dix pages. Si, si, Elinor !
    • L'auteur passe son temps à changer le caractère des personnages originaux et à dire que, décidément, ça ne leur ressemble pas !!! Tu m'étonnes !
    • Margaret s'apprête à s'installer avec un homme marié et Elinor n'y trouve rien à redire.
    • Marianne se compromet dans une intrigue avec Willoughby puis son mari revient et on n'en entend plus jamais parler, aucune conclusion, pas une ligne, même pas dans l'épilogue...

       Bref, j'ai pas aimé...

     

    Et si vous voulez malgré tout ajouter "Expectations of Happiness" à votre PAL, c'est par ici

  • Plaidoyer Pour Emma

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    emma, Jane Austen, Jane Austen france, plaidoyer pour emma   Après une énième relecture d'Emma, j'ai envie de partager avec vous mon ressenti et de prendre un petit peu sa défense...

       1. Les défauts d'Emma : parce que oui, bon, d'accord, je peux la défendre de tout mon coeur mais il est difficile de nier qu'elle a des défauts. Comme tout le monde, cela dit. Pour autant, je voudrais commencer par rappeler que la plupart de ses défauts sont le résultat de son jeune âge, 21 ans seulement, de son éducation, de l'indulgence de son entourage et de sa place dans la société. Elle n'a jamais réellement été contrariée, ni orientée convenablement, un point que Jane Austen évoque dès les premières lignes du roman et avec Jane Austen, rien n'est là par hasard. Emma vivait à une époque où les limites devenaient plus floues entre les classes et l'auteur a choisi, contrairement à ses autres héroïnes, de faire d'Emma quelqu'un d'un petit peu rétrograde sur le sujet, sûrement parce que c'est celle qui a le plus à perdre dans ce changement. Alors, c'estemma, Jane Austen, Jane Austen france, plaidoyer pour emma incontestable, elle est snob mais quand même peut-être moins que ce que vous pourriez penser. J'illustre mon propos : si Emma s'était éprise de Mr Martin, absolument tout le monde aurait été choqué et personne n'aurait validé cette union pour la simple raison qu'Emma est considérée par la ville entière comme étant bien supérieure à un fermier et ne pouvant devenir sa femme en aucun cas. Donc, finalement, lorsqu'Emma choisit de penser que son amie Harriet vaut mieux qu'un Mr Martin, elle ne sous-estime par véritablement Mr Martin, elle surestime son amie, ce qui peut difficilement lui être reproché, non ?

       Donc, j'ai reconnu qu'Emma avait des défauts (même si pour moi ils sont essentiellement dû au contexte et moins importants que ce qu'on pourrait croire au premier abord), maintenant je vais vous dire pourquoi je les lui pardonne volontiers. En fait, Emma se remet constamment en question ! Et là, je vous invite à relire avec attention les premiers chapitres (parce que oui, elle évolue beaucoup à emma, Jane Austen, Jane Austen france, plaidoyer pour emmala fin du roman, et c'est tout à son honneur mais ça n'arrive pas d'un coup d'un seul). C'est flagrant lorsqu'elle blesse son amie Harriet par ses actes, ce que l'on peut bien sûr lui reprocher sévèrement, ses remords sont sincères, et elle serait prête à souffrir davantage pour soulager son amie. Elle est entièrement honnête sur sa part de responsabilité, reconnait ses torts et analyse sa conduite sans indulgence. Attention, voici une révélation choc : Emma n'est pas égoïste, elle ne pense pas à mal et à un coeur en or.

       2. Cela nous amène donc naturellement aux qualités d'Emma et elles sont nombreuses. Vous ne les avez pas vues ? Elles vous ont parues bien faibles en comparaison de ses défauts ? Et pourtant... J'ai relu le premier volume (les 18 premiers chapitres), en relevant les qualités et les défauts évoqués et je peux vous assurer que les premières sont bien plus nombreuses que les seconds. Seulement voilà, Jane Austen nous assène un chapitre entier d'une insupportable Emma sermonnant son amie et critiquant les Martin, un chapitre entier où on aimerait bien la gifler, non ? Alors que les qualités sont évoquées généralement par une seule toute petiteemma, Jane Austen, Jane Austen france, plaidoyer pour emma phrase, perdue au milieu d'un paragraphe. J'ai une théorie farfelue sur ce procédé, je vous en parle en 3 mais pour en revenir aux qualités d'Emma, si vous êtes passés à côté, les voici : Emma a une patience d'ange, elle prend soin de son père, de ses travers, avec une bienveillance infinie. Elle tient d'ailleurs sa maison depuis des années, sans s'en plaindre, alors qu'elle n'a que 21 ans. Elle aime beaucoup sa famille, elle est de bonne disposition, et toujours de bonne humeur. Elle est également très généreuse. Elle s'occupe des pauvres de sa ville et ne le fait pas par condescendance mais par réelle volonté de leur apporter du réconfort. Elle a véritablement un coeur d'or. Elle est également intelligente et très belle, ce dont elle ne tire aucune vanité. Alors bien sûr, on analyse chacun Emma avec notre ressenti, notre caractère et notre vécu et nous sommes plus ou moins sensibles à certains défauts ou à certaines qualités. En ce qui me concerne, je peux tout pardonner à emma, Jane Austen, Jane Austen france, plaidoyer pour emmaquelqu'un qui est capable de se remettre en question...

       3. Jane Austen a écrit à sa soeur, à propos d'Emma, no one but myself will much like [her] / en dehors de moi, personne ne l'aimera vraiment. Quand on commence à bien connaître à la fois le roman et l'humour de Jane Austen, cette phrase semble revêtir bien des sens. D'abord, je pense que cela montre la grande connaissance de la nature humaine que possédait Jane Austen. Elle a créé une héroïne belle, riche, intelligente et sûre d'elle-même, qui n'a besoin de rien, ni de notre empathie, ni de notre pitié... Résultat, on a tendance à la trouver arrogante. Ce sont en effet des qualités que l'on a souvent bien du mal à pardonner, non ? Mais surtout, (attention théorie farfelue en approche), je pense qu'avec ce roman, Jane Austen teste son lecteur sur ses sujets de prédilection que sont l'orgueil et surtout les préjugés. Elle nous agite sous le nez tous les dons de la nature qu'a reçu Emma à la naissance, puis fait un chapitre entier sur le principalemma, Jane Austen, Jane Austen france, plaidoyer pour emma défaut de la jeune fille qui est tout de même très agaçant et enfin, elle distille par-ci, par-là, toutes les grandes qualités qui nous pousseraient à l'aimer, mais de la façon la plus discrète possible. Autant dire qu'elle nous jette de la poudre aux yeux et nous mène par le bout du nez afin de voir si nous nous laisserons emporter par notre première impression ou si nous serons capable de faire fi de nos préjugés pour voir plus loin que le snobisme d'Emma... En bref, vous n'aimez pas Emma ? Vous vous êtes fait Austenisé !

    Lien permanent Catégories : Emma 8 commentaires
  • The Man Who Loved Pride and Prejudice d'Abigail Reynolds

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    Abigail Reynolds, austenerie, Jane Austen, Jane Austen france, the man who loved pride and prejudice, Orgueil et Préjugés, darcy, réécriture moderneTitre : The Man who Loved Pride & Prejudice

    Auteur : Abigail Reynolds

    Langue : Anglais

    Roman : Orgueil et Préjugés

    Genre : Réécriture Moderne

    Note : 3/5

     

       Cassie est biologiste et passe tous ses étés à Cape Cod pour effectuer ses recherches. Son amie Erin, elle, n'oublie pas de s'amuser pour autant et, à peine quelques jours après leur arrivée, elle rencontre le gentil Scott et son taciturne ami, Calder...

       Vous les avez reconnues sans peine, nous avons là les mêmes bases qu'Orgueil et Préjugés pour commencer cette histoire. Pourtant, très vite, une énorme différence va émerger. Si dans l'original, chaque personnage a ses torts, ici le blâme revient entièrement à Cassie qui est assez odieuse, égoïste et pétrie de préjugés, à tel point qu'elle ne demande jamais à Calder ce qu'il fait dans la vie puisque selon elle, il est riche donc il ne fait rien. Si Cassie se trompe évidement lourdement sur Calder, il y a de toutes façons une dichotomie très marquée et assez dérangeante dans ce roman entre les riches et les pauvres, les Républicains et les Démocrates, les méchants et les gentils...

       Une mention spéciale d'ailleurs pour la scène de la plage où Cassie se déshabille devant Calder,   qu'elle connaît peu et n'apprécie que moyennement, pour se baigner entièrement nue et face à l'étonnement du jeune homme, sourit de ce "choc des cultures". Puis finalement, elle couche avec lui, dans l'eau, alors que leurs amis ne sont qu'à quelques mètres d'eux. Je ne sais pas exactement quelle culture c'est censé être, mais ce n'est pas vraiment la mienne non plus, désolée...

       Malgré ces bémols plus ou moins envahissants, on se laisse attraper assez facilement, on ne se refait pas, mais avant même d'avoir atteint la moitié du roman, à peu près tous les rebondissements de l'original ont déjà été épuisés et je me demande vers quoi la suite va évoluer quand la catastrophe se produit. Je vous spoile un peu mais Calder est auteur et pour se faire enfin comprendre de Cassie, il décide d'écrire leur histoire sous forme de, je vous le donne en mille, réécriture moderne d'Orgueil et Préjugés.

       Et là, les problèmes se multiplient :

    1.  Des passages entiers et très longs sont alors incorporés et j'ai franchement détesté.
    2. Abigail Reynolds vante le style de Calder, donc s'envoie des fleurs à elle-même et il n'y a pas franchement de quoi.
    3. On frôle le roman Harlequin et imaginer Darcy écrivant ce genre de livre, ça lui enlève quand même beaucoup de son charme.

       L'auteur nous aurait décrit une histoire complètement différente mais dans laquelle Calder aurait dépeint ses sentiments avec profondeur, le résultat eut été complètement différent mais ce pastiche de P&P dans le pastiche de P&P, ça manque totalement de subtilité.

       Heureusement, ce n'est qu'un mauvais moment à passer et commence alors la troisième partie du roman, de loin la plus interessante, pleine de bonnes idées et de challenges pour le couple mais du coup, on se demande vraiment pourquoi Abigail Reynolds n'a pas pris cette direction dès le départ et ça manque énormément de cohérence malheureusement. Le fil rouge est tellement inexistant que le roman pourrait se terminer à peu près n'importe quand sans que l'on voit la différence. Je garde donc une impression agréable mais confuse du résultat final.

     

    Et si vous voulez ajouter "The Man who Loved Pride & Prejudice" à votre PAL, c'est par ici

     

    Et sinon, by the way, juste comme ça, en passant, mon blog à dix ans. Happy Birthday to me.

  • L'Héritage d'Anne de Bourgh

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    rosing park, héritage, droit des femmes, Jane Austen, Angleterre, Regency England, anne de bourgh, belote house   Pour savourer pleinement la plume et le génie de Jane Austen, il est parfois important de saisir toutes les subtilités du contexte de l'époque. C'est pourquoi aujourd'hui, je vous parle héritage. Une femme, en Angleterre, à l'époque de Jane Austen, peut-elle hériter ? Lorsque je vous ai posé la question sur la page Facebook, vous avez été 72% à à répondre non et pourtant, pensez à Anne de Bourgh...

       La réponse simple est donc « oui, une femme peut hériter ». En pratique, c’est évidement plus compliqué.

       La règle absolue à l’époque est de protéger à tout prix le domaine, les terres, la maison familiale. Pour cela, on veut être sûr que ces biens ne vont pas être dilapidés ou divisés entre différents héritiers, c’est pourquoi selon la loi, c’est le fils aîné qui hérite de tout ou presque. Pourquoi pas la fille aînée me direz-vous ? Tout simplement parce qu’elle va se marier, donc changer de nom, de famille et ses biens avec. Mais s’il n’y a pas de fils, alors c’est elle qui hérite (là encore, pensez à Anne de Bourgh). Et si les parents meurent sans testament et qu’ils n’ont que des filles, les biens seront partagés entre elles.

       Il y a évidemment une disposition qui peut compliquer encore cela et il s’agit de l’entail querosing park, héritage, droit des femmes, Jane Austen, Angleterre, Regency England, anne de bourgh, belote house l’on retrouve dans Orgueil et Préjugés. Ici il ne s’agit pas d’une loi mais d’une clause de testament renouvelée à chaque héritier. Elle donne la jouissance à vie d’un domaine à un homme sans que ce domaine lui appartienne. Il appartient en réalité d’ores et déjà à ses héritiers mâles. Cela veut dire que non seulement Mr Bennet ne peut pas transmettre sa propriété à sa fille aînée mais il ne peut pas non plus la vendre pour lui donner l’argent. Cette disposition était prise en général soit pour que les biens restent dans la famille (et donc passent par les hommes) soit parfois aussi dans le cas d’un héritier qu’on soupçonnerait d’être capable de tout dilapider.

       Un dernier mot sur les titres. C’est également la loi de la primogéniture qui s’applique ici et seuls les hommes peuvent porter les titres de noblesse héréditaires. Cependant, les femmes peuvent hériter d’un titre dormant, qui sera transmis à leur descendance masculine à venir.

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       Voilà, je crois que j’ai à peu près tout dit. Si j’ai oublié quelque chose, que vous avez des questions ou des rectifications à apporter, n’hésitez pas.