Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Jane Austen is my Wonderland - Page 4

  • Emma Approuved

    Pin it!

    emma approuved, emma, Jane Austen, Jane Austen france, adaptation, web série, pemberley digital, Joanna Sotomura, Brent Bailey   En plus des adaptations classiques d'Emma, en mini-séries ou en film, et des transpositions modernes comme Clueless ou encore Aïsha dans sa version Bollywood, il existe également une web série.

       Le format de la web série, c'est un petit peu particulier. Ici, il y a 72 épisodes qui durent généralement entre cinq et sept minutes environ et plus d'une dizaine de vidéos bonus. Si on les regarde au fur et à mesure de leurs sorties, c'est un peu court et frustrant et si on essaie de les regarder d'une traite, ce que j'ai plus ou moins fait, on finit vite par s'ennuyer. Du coup, j'ai d'autant plus trouvé que les deux intrigues ajoutées par rapport au livre étaient dispensables et rallongeaient inutilement l'histoire. Et j'ai sûrement écouté quelques épisodes d'une oreille un peu distraite.emma approuved,emma,jane austen,jane austen france,adaptation,web série,pemberley digital,joanna sotomura,brent bailey Pour autant, cela n'a rien à voir avec la qualité de la web série elle-même parce que pour tout le reste, je n'ai que du positif à dire.

       Pour commencer, les auteurs ont fait un énorme travail d'adaptation tout en restant très fidèles à l'oeuvre. J'ai aimé, par exemple, qu'Emma ait créé une société de conseils avec l’argent de son père et que Knightley soit son associé. Elle le laisse faire tout ce qui est barbant mais à côté de ça, elle est ambitieuse et travailleuse. Pour moi, c'est une très bonne transposition, et c'est le cas également pour Harriet, Miss Bates et tous les autres. Le choix de dérouler les intrigues les unes après les autres, sans tout emmêler, me paraît également judicieux et correspond bien au format. 

       Enfin, les deux plus gros points forts sont sans hésitation les acteurs, qui sont excellents, (avec une mention spéciale pour Emma, Harriet et Miss Bates) et l'humour de la série et de son héroïne, avec ses tiques et ses slogans. On ne peut pas s'empêcher de l'adorer et elle m'a vraiment fait rire. La série est donc définitivement "Emma Approuved" !

    emma approuved,emma,jane austen,jane austen france,adaptation,web série,pemberley digital,joanna sotomura,brent bailey

     

    Si vous voulez le visionner, c'est par ici

    Et vous pouvez retrouver toutes mes chroniques des adaptations d'Emma, par là...

  • Miss Austen de Gill Hornby

    Pin it!

    Jane Austen, miss austen, gill hornby, éditions hauteville, austenerie française, cassandra austenTitre : Miss Austen

    Auteur : Gill Hornby

    Langue : Français

    Genre : Autour de la vie de Jane Austen

    Note : 4/5

     

       Ce roman a beaucoup fait parler de lui, en bien, lors de ses sorties anglaises et américaines. Je peux donc vous dire que j'étais ravie d'apprendre que les éditions Hauteville avaient  fait le choix très judicieux de le traduire et que j'avais particulièrement hâte de le lire.

       Miss Austen, ce n'est pas Jane mais sa soeur, Cassandra. Nous la suivons ici vingt ans après la mort de sa cadette, alors qu'elle essaie de récupérer des lettres de sa soeur afin de les brûler. Beaucoup de théories ont circulé sur les raisons de cette décision, attisant tous les fantasmes. Ce n'était pourtant pas inhabituel à l'époque, après tout une correspondance était quelque chose de très privé, que l'on n'avait pas forcément envie de voir exposée aux yeux de tous après sa mort, mais rien ne nous empêche de rêver qu'un mystère plus profond se cachait derrière ce geste...

       C'est sûrement l'une des austeneries les plus agréables que j'ai lu depuis longtemps. J'ai trouvé que la traduction était à la hauteur au niveau du style mais j'ai malgré tout relevé plusieurs erreurs au niveau du sens et c'est toujours regrettable bien sûr (dire que Martha Lloyd était fille unique alors que tout le roman parle d'elle et de ses deux soeurs par exemple ou encore que Cassandra espérait se faire une amie d'Elizabeth Fowle alors qu'elles l'étaient déjà, depuis l'enfance...). 

       Au niveau de l'histoire, je m'attendais peut-être à des révélations plus bouleversantes mais presque tout est extrêmement plausible et bien amené, si ce n'est ce qui touche à une petite partie de l'histoire de Cassandra, qui n'apporte rien et qui n'avait pour moi aucune crédibilité. Les passages dans le passé étaient interessants, même si j'ai toujours du mal lorsque l'on donne vie à Jane Austen et qu'on lui attribue des paroles, des actes et des pensées mais ce que j'ai vraiment adoré ce sont tous ces moments dans le présent du récit. Cassandra, cette soeur qui aimait Jane plus que tout, est extrêmement touchante et attachante. Elle fait le bilan de sa vie, elle chérit ses souvenirs, elle se mêle un peu de ce qui ne la regarde pas sans mauvaises intentions. On ne peut que l'apprécier, comme j'ai aimé découvrir chaque personnalité et ce qui se cache une nouvelle fois derrière les apparences. Les réflexions sur la condition des femmes de l'époque est également un point culminant de ce roman. Et pour ne rien gâcher, j'y ai trouvé de l'humour et une franchise dans la description des caractères de chaque membre de la famille Austen très rafraîchissante. Gill Hornby n'a pas hésité à en écorcher certains et c'était à mon avis amplement mérité. 

       Un dernier mot pour dire que j'approuve également grandement la présence d'une note de l'autrice à la suite du roman. Je suis toujours reconnaissante quand le côté historique est expliqué et permet de mieux mettre en perspective le contexte et de discerner ce qui fait partie de la réalité de ce qui fait partie du fantasme.

       Si vous ne l'avez pas encore compris, cette austenerie est pour moi une belle réussite et je vous la conseille vivement.

     

    Et si vous voulez ajouter "Miss Austen" à votre PAL, c'est par ici

  • Orgueil et Préjugés en Énigmes de Richard Galland

    Pin it!

    orgueil et préjugés en énigmes, jeux, Jane Austen, richard Galland, l'imprévu, austenerie françaiseTitre : Orgueil et Préjugés en Énigmes

    Auteur : Richard Galland

    Langue : Français

    Genre : Livre de Jeux et d'Énigmes

    Roman : Tous

    Note : 4,5/5

     

       Commençons par le visuel parce que je sais que, comme moi, vous y êtes très sensibles. Le livre est sublime. L'éditeur, L'Imprévu, semble avoir conservé quasiment à l'identique le visuel anglais, ce que j'apprécie particulièrement. Il s'agit d'un grand format, avec couverture cartonnée, et l'intérieur regorge d'illustrations, petites ou grandes, toutes plus belles les unes que les autres. On ne va donc pas se plaindre, et pourtant... J'y vois aussi un léger bémol. Il s'agit d'un livre de jeux, du genre que l'on aime glisser dans son sac, emmener sur la plage et ici il n'en est pas question, autant à cause de son format et de son poids que de sa beauté. Honnêtement, j'hésite même à écrire dessus et vous admettrez quand même que c'est un petit peu dommage.

       Pour ce qui est du contenu maintenant, nous avons une rapide présentation générale puis six parties correspondant aux six romans majeurs de Jane Austen. Chacune d'entre elles commence par un résumé de l'oeuvre qui, sans tout révéler, risque quand même de vous spoiler si vous n'avez pas lu le roman. Vous voilà prévenu. Toutes les parties se composent ensuite du même genre de jeux et d'énigmes : mots cachés, jeu des différences, jeu de logique et j'en passe. Et ici, la bonne surprise, c'est que ce n'est pas simpliste, loin de là, et un peu de challenge n'est pas pour me déplaire. Heureusement, les solutions sont évidemment données dans les dernières pages. Et c'est là que je relève mon second léger bémol : la page du jeu n'est jamais précisée dans les solutions. Il faut donc à chaque fois chercher la solution correspondant au problème que l'on a du mal à résoudre. Mais à part cela, je ne vois vraiment aucun autre reproche à faire à cette parution. 

       Alors, qui va jouer avec Jane Austen ?

     

    Et si vous voulez ajouter "Orgueil et Préjugés en Énigmes" à votre PAL, c'est par ici

  • Prudence et Passion de Christine Jordis

    Pin it!

    raison et sentiments, Jane Austen, prudence et passion, Albin Michel, Christine Jordis, Jane Austen france, austenerieTitre : Prudence et Passion

    Auteur : Christine Jordis

    Langue : Français

    Genre : Transposition Moderne

    Roman : Raison et Sentiments

    Note : 0/5

     

       C'est la première fois de toute l'historie du blog que je mets une telle note et si vous me connaissez un peu, vous savez que ça me coûte. Quand je n'aime pas un roman, j'essaie toujours d'argumenter, pour commencer, parce que ce qui ne me plaît peut très bien plaire aux autres, et puis j'essaie de dégager des points positifs, il y en a toujours quelques uns. Pas ici. Je n'ai rien aimé, ni le fond, ni la forme, ni les idées, ni la transposition. Rien.

       Tout d'abord, la part de roman est négligeable. En entamant ma lecture, j'ai même vérifié que j'avais bien le premier chapitre sous les yeux, et non une préface. Il s'agirait plutôt d'un essai ou d'un pamphlet politique qui décortique l'actualité, et tout y passe, des gilets jaunes aux réfugiés, en passant par Polanski, pour faire bonne mesure. Les idées sont clairement orientées à droite, ce qui aurait pu ne pas me gêner en soi, s'il y avait quoi que ce soit de nouveau ou de véritablement interessant dans ce qui est dit, si la plume n'était pas si alambiquée, prétentieuse, avec en prime, toujours un petit arrière-goût de non-dits qui trouvera son apogée dans une phrase d'un racisme extrême. À partir de ce moment-là, j'ai commencé à sauter des passages entiers...

       Si j'ai continué, c'est parce que, bien sûr, j'attendais qu'il soit question de Jane Austen. Elinor (ici Éléna), qui est un de mes personnages préférés, porte ce discours, ce qui la rend évidemment assez détestable, Edmund est un homme lâche et sans intérêt et le colonel Brandon n'est qu'un vieux pervers... Pour comprendre comment on a pu en arriver là, il me faudra parcourir les toutes dernières pages de l'ouvrage, la postface, dans laquelle l'auteur nous brosse un tableau de Jane Austen et de son oeuvre qui est aux antipodes de ma propre vision. Décidément, il sera impossible de nous réconcilier. Et quand je lis sa conclusion, qui prône "un sain retrait en soi", je ne peux m'empêcher de penser qu'elle aurait peut-être dû, ici, se l'appliquer à elle-même.

       Comme j'ai du mal à rester sur une note aussi négative, je vous conseille malgré tout de vous faire une idée par vous-même si jamais vous croisez ce livre en librairie, le premier chapitre et la postface étant parfaitement représentatifs du roman dans son ensemble. 

     

    Et si vous voulez ajouter "Prudence et Passion" à votre PAL, c'est par ici