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Jane Austen is my Wonderland - Page 2

  • Prudence et Passion de Christine Jordis

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    raison et sentiments, Jane Austen, prudence et passion, Albin Michel, Christine Jordis, Jane Austen france, austenerieTitre : Prudence et Passion

    Auteur : Christine Jordis

    Langue : Français

    Genre : Transposition Moderne

    Roman : Raison et Sentiments

    Note : 0/5

     

       C'est la première fois de toute l'historie du blog que je mets une telle note et si vous me connaissez un peu, vous savez que ça me coûte. Quand je n'aime pas un roman, j'essaie toujours d'argumenter, pour commencer, parce que ce qui ne me plaît peut très bien plaire aux autres, et puis j'essaie de dégager des points positifs, il y en a toujours quelques uns. Pas ici. Je n'ai rien aimé, ni le fond, ni la forme, ni les idées, ni la transposition. Rien.

       Tout d'abord, la part de roman est négligeable. En entamant ma lecture, j'ai même vérifié que j'avais bien le premier chapitre sous les yeux, et non une préface. Il s'agirait plutôt d'un essai ou d'un pamphlet politique qui décortique l'actualité, et tout y passe, des gilets jaunes aux réfugiés, en passant par Polanski, pour faire bonne mesure. Les idées sont clairement orientées à droite, ce qui aurait pu ne pas me gêner en soi, s'il y avait quoi que ce soit de nouveau ou de véritablement interessant dans ce qui est dit, si la plume n'était pas si alambiquée, prétentieuse, avec en prime, toujours un petit arrière-goût de non-dits qui trouvera son apogée dans une phrase d'un racisme extrême. À partir de ce moment-là, j'ai commencé à sauter des passages entiers...

       Si j'ai continué, c'est parce que, bien sûr, j'attendais qu'il soit question de Jane Austen. Elinor (ici Éléna), qui est un de mes personnages préférés, porte ce discours, ce qui la rend évidemment assez détestable, Edmund est un homme lâche et sans intérêt et le colonel Brandon n'est qu'un vieux pervers... Pour comprendre comment on a pu en arriver là, il me faudra parcourir les toutes dernières pages de l'ouvrage, la postface, dans laquelle l'auteur nous brosse un tableau de Jane Austen et de son oeuvre qui est aux antipodes de ma propre vision. Décidément, il sera impossible de nous réconcilier. Et quand je lis sa conclusion, qui prône "un sain retrait en soi", je ne peux m'empêcher de penser qu'elle aurait peut-être dû, ici, se l'appliquer à elle-même.

       Comme j'ai du mal à rester sur une note aussi négative, je vous conseille malgré tout de vous faire une idée par vous-même si jamais vous croisez ce livre en librairie, le premier chapitre et la postface étant parfaitement représentatifs du roman dans son ensemble. 

     

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  • Jane Austen Contre le Loup-Garou de Marianne Ciaudo

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    les saisons de l'étrange, la ligue des écrivaines extraordinaires, Jane Austen contre le loup garou, Marianne ciaudo, Jane Austen, austenerie, Jane Austen france, loup garouTitre : Jane Austen contre le Loup-Garou

    Auteur : Marianne Ciaudo

    Langue : Français

    Genre : Fiction fantastique autour de Jane Austen

    Note : 2/5

     

       Ce livre est l'un des romans de la ligue des écrivaines extraordinaires, dans laquelle nous retrouvons également les soeurs Brontë, Mary Shelley ou encore Ann Radcliffe,  et publié par le label les saisons de l'étrange. Ici, nous retrouvons Jane Austen à Steventon alors que des jeunes filles disparaissent et qu'un loup-garou rôde...

       Il s'agit d'un roman très court et je dois dire que j'étais très enthousiaste à l'idée de le lire, étant plutôt bon public de ce genre d'adaptation. En plus, il est vraiment joli, avec une couverture attrayante et un chouette format. Malheureusement, très vite, je me suis heurtée au style. Il en fait trop, prend trop de place, m'empêche d'entrer dans l'intrigue et quand on choisit d'utiliser un style aussi élaboré, il faut être irréprochable, ce qui n'est pas le cas ici. Les coquilles, les erreurs, voire les fautes de français se succèdent... Il manque, par exemple, des majuscules en début de phrase, des titres de chapitres sont écrits au milieu du texte et le changement de point de vue, d'une phrase à l'autre, sans même sauter une ligne et parfois à plusieurs reprises au sein d'un même chapitre, ne fait rien pour arranger les choses et faciliter la compréhension.

       L'histoire n'est pas mal, bien que sous exploitée. J'aurais aimé en savoir plus, frissonner, que Jane Austen joue une part plus active dans tout ça mais honnêtement, de toutes façons, tout cela passe complètement au second plan à cause de ce style dont je n'ai pas réussi à me dépêtrer. 

       Ce n'est jamais de gaité de coeur que je fais une chronique si négative et je rappelle une nouvelle fois qu'il ne s'agit d'une opinion et d'un ressenti qui n'engagent que moi mais cette lecture fut une déception, et il n'y a pas de manière douce de le dire.

     

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  • Emma, l'Entremetteuse avec Gwyneth Paltrow

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    emma,jane austen,gwyneth paltrow,film,adaptation,jeremy northam,ewan mcgregor   En 95/96, Emma a bénéficié d'un engouement particulier avec, au même moment, un film pour la télévision et un pour le cinéma. celui-ci, avec Gwyneth Paltrow était donc destiné au grand écran. Je l'avais beaucoup aimé à l'époque et finalement, c'est toujours le cas aujourd'hui.

       L'interprétation de Gwyneth me plaît beaucoup, avec une grande douceur, de la délicatesse et peut-être un peu moins de piquant que d'autres actrices, il est vrai. Dès la première scène, d'ailleurs, l'accent est mis sur la tendresse, c'est un parti pris assumé qui est loin de me déplaire et qui permet de bien voir les bons côtés d'Emma même si ça manque peut-être un peu de modernité et de rythme. J'aime également ses tenues et sa coiffure. Cela paraît être un détail mais c'est un problème dans de nombreuses adaptations pour moi (Anne dans Persusion 2007, Elizabeth dans Orgueil et Préjugés de 2005 ou même la nouvelle Emma 2020 pour d'autres raisons). Certains trouveront peut-être celle-ci un peu fade  d'ailleurs mais au moins toute notre attention est sur les acteurs et leur jeu.emma,jane austen,gwyneth paltrow,film,adaptation,jeremy northam,ewan mcgregor

       J'ai ri de retrouver Alan Cumming, un acteur que je connais maintenant bien pour d'autres rôles, dans celui de Mr Elton et j'ai vraiment adoré Sophie Thompson (la soeur d'Emma Thompson) dans le rôle de Miss Bates. En revanche, j'ai beau apprécier Toni Colette, elle ne colle pas une seconde avec le rôle d'Harriet pour moi, et on se demande vraiment ce qui la lie à Emma, et j'ai énormément regretté que le rôle du père soit si insignifiant.

       Cela nous laisse donc Mr Knightley, je garde toujours le meilleur pour la fin... Jeremy Northam est tout simplement parfait dans ce rôle, avec le bon équilibre entre charisme et gentillesse. Il a longtemps été mon emma,jane austen,gwyneth paltrow,film,adaptation,jeremy northam,ewan mcgregorKnightley favori et même s'il est rejoint maintenant par Johnny Flynn sur la première marche du podium, dans une version bien différente, il n'est toujours pas surpassé. Non seulement, l'acteur est génial, mais le couple fonctionne, ce qui est tout aussi indispensable, et cela malgré certaines scènes entre eux assez peu réussies comme celle du bal ou de la déclaration. J'aurais aimé que l'on voit plus l'évolution de ses sentiments également mais heureusement il y a également de très bonnes scènes, comme la dispute, qui en plus d'être réussie, est drôle. J'ai d'ailleurs véritablement ri à plusieurs reprises en visionnant ce film, sans qu'aucun trait n'ait eu besoin d'être caricaturé. J'apprécie particulièrement cette subtilité.

       Comme tout film qui adapte un roman, le scénariste et le réalisateur ont du faire des choix. Ici, ils ont mis l'accent sur le début, sans rien précipiter, ce qui permet de bien entrer dans l'histoire et de tout comprendre des différentes intrigues. C'est le destin de Jane Fairfax, et les apparitions de Franck Churchill qui en pâtissent dans la seconde partie du film malheureusement. D'ailleurs, Ewan McGregor, qui est pourtant un grand acteur, est assez facilement oubliable dans ce rôle, sauf peut-être sa coupe de cheveux (oui, je suis un peu obsédée par les cheveux apparemment). La fin est donc un peu précipitée mais le film se termine avec une Mrs Elton qui s'adresse directement à nous, ce qui lui correspond divinement et m'a bien amusée.

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    Et vous pouvez retrouver toutes mes chroniques des adaptations d'Emma, par là...

  • Darcy et la Noblesse Anglaise

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    darcy, noble, noblesse, gentry, aristocrate, orgueil et préjugés, pride and préjudice, Jane Austen, Jane Austen france   Il y a une question qui m'a longtemps taraudée : Darcy appartient-il à la noblesse anglaise, oui ou non ? J'avais bien une petite idée mais aucune certitude alors je me suis dit qu'il était temps de faire des recherches un peu plus approfondies sauf que...

       Sauf qu'en fait, je ne suis pas sûre qu'il y ait une bonne ou une mauvaise réponse à cette question. C'est, comme souvent, plein de nuances et de subtilités. J'ai donc décidé de vous donner les faits et de vous laisser juger :

       1. Darcy n'a aucun titre de noblesse. C'est absolument certain, sinon on ne l'appellerait pas Mr. Il n'est donc pas pair du royaume d'Angleterre (peerage).

       2. La famille de sa mère appartenait à la noblesse titrée mais pas celle de son père. Des membres de sa famille font donc bien parti de la noblesse titrée mais comme souvent, c'est par le père que les titres se transmettent en Angleterre. Vous avez remarquez que je précise "noblesse titrée" à chaque fois ? Ça a son importance.darcy, noble, noblesse, gentry, aristocrate, orgueil et préjugés, pride and préjudice, Jane Austen, Jane Austen france

       3. Darcy appartient à la landed gentry, classe sociale des propriétaires terriens qui peuvent vivre des seuls revenus de leurs terres.

       4. La gentry est considérée comme étant "la noblesse sans titre" ou "la petite noblesse" MAIS n'a aucune reconnaissance légale en Angleterre contrairement à la noblesse titrée.

       Que conclure de ces différents éléments ? Personnellement, je trouve que dire que Darcy est un noble ou un aristocrate, si ce n'est pas véritablement incorrect, induit une idée fausse même s'il  fait incontestablement partie de l'upper class et qu'il entretient des liens étroits avec la noblesse titrée. darcy, noble, noblesse, gentry, aristocrate, orgueil et préjugés, pride and préjudice, Jane Austen, Jane Austen franceSurtout, ce que je voulais souligner aujourd'hui, c'est qu'à chaque fois que j'ai vu ces termes employés, il s'agissait d'illustrer le fossé entre Elizabeth et lui or, tenez-vous bien, la famille d'Elizabeth fait également partie de la gentry.

       Conclusion : si vous voulez dire que Darcy est un noble, vous devez dire la même chose des Bennet. Pourquoi c'est important : parce que c'est là que réside tout le propos de Jane Austen. Il y a une grande différence de richesse entre Darcy et Elizabeth mais pas de classe, comme la jeune femme le lui fait d'ailleurs remarquer. C'est également ce qui illustre l'orgueil mal placé de Darcy et ce qui éclaire leurs rapports. Si Darcy avait eu un titre, les réactions face à son comportement auraient certainement été légèrement différentes.

     

       Alors, est-ce plus clair maintenant ou vous ai-je embrouillé davantage ?

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