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  • Darcy et la Noblesse Anglaise

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    darcy, noble, noblesse, gentry, aristocrate, orgueil et préjugés, pride and préjudice, Jane Austen, Jane Austen france   Il y a une question qui m'a longtemps taraudée : Darcy appartient-il à la noblesse anglaise, oui ou non ? J'avais bien une petite idée mais aucune certitude alors je me suis dit qu'il était temps de faire des recherches un peu plus approfondies sauf que...

       Sauf qu'en fait, je ne suis pas sûre qu'il y ait une bonne ou une mauvaise réponse à cette question. C'est, comme souvent, plein de nuances et de subtilités. J'ai donc décidé de vous donner les faits et de vous laisser juger :

       1. Darcy n'a aucun titre de noblesse. C'est absolument certain, sinon on ne l'appellerait pas Mr. Il n'est donc pas pair du royaume d'Angleterre (peerage).

       2. La famille de sa mère appartenait à la noblesse titrée mais pas celle de son père. Des membres de sa famille font donc bien parti de la noblesse titrée mais comme souvent, c'est par le père que les titres se transmettent en Angleterre. Vous avez remarquez que je précise "noblesse titrée" à chaque fois ? Ça a son importance.darcy, noble, noblesse, gentry, aristocrate, orgueil et préjugés, pride and préjudice, Jane Austen, Jane Austen france

       3. Darcy appartient à la landed gentry, classe sociale des propriétaires terriens qui peuvent vivre des seuls revenus de leurs terres.

       4. La gentry est considérée comme étant "la noblesse sans titre" ou "la petite noblesse" MAIS n'a aucune reconnaissance légale en Angleterre contrairement à la noblesse titrée.

       Que conclure de ces différents éléments ? Personnellement, je trouve que dire que Darcy est un noble ou un aristocrate, si ce n'est pas véritablement incorrect, induit une idée fausse même s'il  fait incontestablement partie de l'upper class et qu'il entretient des liens étroits avec la noblesse titrée. darcy, noble, noblesse, gentry, aristocrate, orgueil et préjugés, pride and préjudice, Jane Austen, Jane Austen franceSurtout, ce que je voulais souligner aujourd'hui, c'est qu'à chaque fois que j'ai vu ces termes employés, il s'agissait d'illustrer le fossé entre Elizabeth et lui or, tenez-vous bien, la famille d'Elizabeth fait également partie de la gentry.

       Conclusion : si vous voulez dire que Darcy est un noble, vous devez dire la même chose des Bennet. Pourquoi c'est important : parce que c'est là que réside tout le propos de Jane Austen. Il y a une grande différence de richesse entre Darcy et Elizabeth mais pas de classe, comme la jeune femme le lui fait d'ailleurs remarquer. C'est également ce qui illustre l'orgueil mal placé de Darcy et ce qui éclaire leurs rapports. Si Darcy avait eu un titre, les réactions face à son comportement auraient certainement été légèrement différentes.

     

       Alors, est-ce plus clair maintenant ou vous ai-je embrouillé davantage ?

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  • The Man Who Loved Pride and Prejudice d'Abigail Reynolds

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    Abigail Reynolds, austenerie, Jane Austen, Jane Austen france, the man who loved pride and prejudice, Orgueil et Préjugés, darcy, réécriture moderneTitre : The Man who Loved Pride & Prejudice

    Auteur : Abigail Reynolds

    Langue : Anglais

    Roman : Orgueil et Préjugés

    Genre : Réécriture Moderne

    Note : 3/5

     

       Cassie est biologiste et passe tous ses étés à Cape Cod pour effectuer ses recherches. Son amie Erin, elle, n'oublie pas de s'amuser pour autant et, à peine quelques jours après leur arrivée, elle rencontre le gentil Scott et son taciturne ami, Calder...

       Vous les avez reconnues sans peine, nous avons là les mêmes bases qu'Orgueil et Préjugés pour commencer cette histoire. Pourtant, très vite, une énorme différence va émerger. Si dans l'original, chaque personnage a ses torts, ici le blâme revient entièrement à Cassie qui est assez odieuse, égoïste et pétrie de préjugés, à tel point qu'elle ne demande jamais à Calder ce qu'il fait dans la vie puisque selon elle, il est riche donc il ne fait rien. Si Cassie se trompe évidement lourdement sur Calder, il y a de toutes façons une dichotomie très marquée et assez dérangeante dans ce roman entre les riches et les pauvres, les Républicains et les Démocrates, les méchants et les gentils...

       Une mention spéciale d'ailleurs pour la scène de la plage où Cassie se déshabille devant Calder,   qu'elle connaît peu et n'apprécie que moyennement, pour se baigner entièrement nue et face à l'étonnement du jeune homme, sourit de ce "choc des cultures". Puis finalement, elle couche avec lui, dans l'eau, alors que leurs amis ne sont qu'à quelques mètres d'eux. Je ne sais pas exactement quelle culture c'est censé être, mais ce n'est pas vraiment la mienne non plus, désolée...

       Malgré ces bémols plus ou moins envahissants, on se laisse attraper assez facilement, on ne se refait pas, mais avant même d'avoir atteint la moitié du roman, à peu près tous les rebondissements de l'original ont déjà été épuisés et je me demande vers quoi la suite va évoluer quand la catastrophe se produit. Je vous spoile un peu mais Calder est auteur et pour se faire enfin comprendre de Cassie, il décide d'écrire leur histoire sous forme de, je vous le donne en mille, réécriture moderne d'Orgueil et Préjugés.

       Et là, les problèmes se multiplient :

    1.  Des passages entiers et très longs sont alors incorporés et j'ai franchement détesté.
    2. Abigail Reynolds vante le style de Calder, donc s'envoie des fleurs à elle-même et il n'y a pas franchement de quoi.
    3. On frôle le roman Harlequin et imaginer Darcy écrivant ce genre de livre, ça lui enlève quand même beaucoup de son charme.

       L'auteur nous aurait décrit une histoire complètement différente mais dans laquelle Calder aurait dépeint ses sentiments avec profondeur, le résultat eut été complètement différent mais ce pastiche de P&P dans le pastiche de P&P, ça manque totalement de subtilité.

       Heureusement, ce n'est qu'un mauvais moment à passer et commence alors la troisième partie du roman, de loin la plus interessante, pleine de bonnes idées et de challenges pour le couple mais du coup, on se demande vraiment pourquoi Abigail Reynolds n'a pas pris cette direction dès le départ et ça manque énormément de cohérence malheureusement. Le fil rouge est tellement inexistant que le roman pourrait se terminer à peu près n'importe quand sans que l'on voit la différence. Je garde donc une impression agréable mais confuse du résultat final.

     

    Et si vous voulez ajouter "The Man who Loved Pride & Prejudice" à votre PAL, c'est par ici

     

    Et sinon, by the way, juste comme ça, en passant, mon blog à dix ans. Happy Birthday to me.

  • Celebrating Pride and Prejudice

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       À l'occasion des 200 ans d'Orgueil et Préjugés, de nombreux livres sont sortis dont deux au titre étrangement similaire. N'ayant résisté ni à l'un, ni à l'autre, j'ai décidé de les chroniquer ensemble, avec seulement six ans de retard...

     

    Celebrating pride and prejudice, orgueil et préjugés, Jane Austen, Jane Austen france, pride and prejudice, darcy, hazel jones, Maggie lane, susannah FullertonTitre : Celebrating Pride and Prejudice

    Auteur : Hazel Jones & Maggie Lane

    Langue : Anglais

    Roman : Orgueil et Préjugés

    Genre : Étude de l'Oeuvre

    Note : 4,5/5

     

       Il s'agit d'un petit ouvrage d'une soixantaine de pages auquel il est assez difficile de résister étant donné que Colin Firth orne sa couverture. Il a été écrit par deux grandes spécialistes de Jane Austen, il n'y a donc aucun doute possible sur la qualité du contenu. On nous présente les différents aspects de l'oeuvre, les conditions de son écriture, sa vie depuis sa première parution, sa place à notre époque... C'est certes succinct mais l'essentiel est dit et si vous connaissez encore peu son histoire, cela peut être très instructif.

       Et je dois dire que j'ai jubilé à plusieurs reprises en me découvrant du même avis que ces grandes expertes sur différents sujets. Tout d'abord, en ce qui concerne Pride and Prejudice 2005 et là, je sais que je vais encore faire grincer des dents, mais les auteurs résument bien ici les incohérences et les parties pris de cette adaptation en revenant, par exemple, sur la tenue constamment négligée de Lizzy ou le cochon dans la maison, dont les janéites ont déjà beaucoup débattues...

       L'autre passage que j'ai trouvé particulièrement intéressant parle de tension sexuelle. Dans les livres de Jane Austen, pas un baiser n'est évoqué et pourtant, Darcy nous fait toutes vibrer, c'est indéniable. Je suis toujours horripilée par toutes ses austeneries modernes qui ne peuvent s'empêcher d'ajouter des scènes de sexe ce qui, pour moi, revient à céder à la facilité lorsqu'on n'a pas la force de Jane Austen pour tout suggérer sans ne jamais rien dire. Pour autant, je n'avais jamais mis le doigt sur la scène qui concentre toute cette tension et j'ai trouvé l'explication des auteurs tout à fait éclairante. Mais je ne vous en dis pas plus, lisez-le...

     

    Celebrating pride and prejudice, orgueil et préjugés, Jane Austen, Jane Austen france, pride and prejudice, darcy, hazel jones, Maggie lane, susannah FullertonTitre : Celebrating Pride and Prejudice

    Auteur : Susannah Fullerton

    Langue : Anglais

    Roman : Orgueil et Préjugés

    Genre : Étude de l'oeuvre

    Note : 4,5/5

     

       Si j'ai pu dire du précédent qu'il était succinct, celui-ci est tout le contraire. Il s'agit ici d'un ouvrage très approfondi sur Orgueil et Préjugés, son écriture, son contexte, ses adaptations et bien d'autres choses encore. Beaucoup de passages sont passionnants mais d'autres m'ont un peu moins plu comme la décortication mot par mot de l'incipit ou la description sans fin et avec peu de photos des différentes couvertures de l'ouvrage au fil des ans. Je vais dire, comme une enfant, que plus d'images n'auraient certainement pas nui à ce livre.

       Comme pour le travail fourni par Hazel Jones et Maggie Lane, s'il y a une grande partie de faits objectifs, l'avis de l'auteur est également très présent. Je regrette toujours un peu quand la distinction n'est pas faite clairement mais comme, une nouvelle fois, je suis absolument d'accord avec tout ce qu'elle dit, je ne peux pas vraiment m'en plaindre.

       Enfin, nous avons un objet sans conteste plus précieux que le précédent et là encore une couverture très belle, aussi bien avec la jaquette "Peacock", que la version sans qui est très sobre. J'ai d'ailleurs pris plaisir à la photographier pour Instagram et je vous en reparle donc très vite sur mon compte "The Garden in my Mind".

       Voilà, il ne vous reste plus qu'à choisir...

     

    Alors, vous penchez pour "Celebrating Pride and Prejudice" ou pour "Celebrating Pride and Prejudice" ?

  • Un Bon Parti de Curtis Sittenfeld

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    un bon parti, éligible, Curtis Sittenfeld, orgueil et préjugés, jane Austen France, austenerie, jane Austen, darcyTitre : Un Bon Parti

    Auteur : Curtis Sittenfeld

    Langue : Français

    Roman : Orgueil et Préjugés

    Genre : Réécriture Moderne

    Note : 3,5/5

     

       À chaque fois qu'une nouvelle austenerie est annoncée en français mes réactions sont identiques. D'abord, je suis absolument ravie, c'est toujours une bonne nouvelle, signe que les lecteurs et les éditeurs n'ont pas encore délaissée notre chère Jane. Ensuite, je vais parcourir les critiques de la version originale et là, c'est souvent la désillusion, le deuxième effet Kiss Cool. Allez savoir pourquoi, ce ne sont jamais les meilleures qui sont traduites (si, en fait, je sais très bien pourquoi, c'est une question d'argent, comme toujours !). Ici, une nouvelle fois, pas de surprise, les critiques américaines sont plutôt mauvaises. Et pourtant...

       Et pourtant, je dois dire que finalement cette lecture est plutôt une bonne surprise (moins on en attend, plus on est indulgent sûrement). Ici, nous retrouvons donc Elizabeth et Jane, de retour à Cincinnati, dans la maison familiale, après la crise cardiaque de leur père et bien décidées à remettre de l'ordre dans les finances de leurs parents avant de reprendre le cours de leur vie. Mais leur plan pourrait bien être bouleversé par leur rencontre des deux nouveaux médecins du coin, Chip Bingley et Fitzwilliam Darcy.

       Je pense que ce qui peut ne pas plaire, c'est que l'auteur s'éloigne beaucoup de la trame originale, or, à mon sens, c'est au contraire plutôt une bonne idée à condition que le lecteur soit prêt à s'en détacher. Il y a ici beaucoup d'éléments qui fonctionnent bien : la mère accro au télé-achat, Mary qui fait des études à n'en plus finir, l'évolution de la relation entre Lizzy et Darcy et même Chip qui a participé à une télé-réalité. L'auteur "traduit" parfaitement l'oeuvre de Jane Austen dans les travers de notre temps. En revanche, comme personne n'est parfait, il lui arrive aussi de trahir l'esprit de certains personnages ou de certaines scènes. Par exemple, pour moi, Elizabeth ne sortirait jamais avec un homme marié, quelles que soit les circonstances et les raisons pour lesquelles Lydia s'enfuit, même si elles peuvent être gênantes pour certaines personnes, n'ont rien de répréhensibles. D'ailleurs, comme on est dans une comédie de notre temps, à l'américaine, on se retrouve avec cinq soeurs attachantes alors qu'il est selon moi important qu'au moins Lydia et Mary gardent leurs mauvais côtés !

       Curtis Sittenfeld, bien ancrée dans notre temps comme je le disais plus haut, en profite d'ailleurs pour aborder des sujets délicats, et c'est courageux, comme l'homosexualité, le racisme ou le fait de faire un enfant toute seule à quarante ans. Le problème ? Il y en a trop et c'est tout de même fait de manière très maladroite qui peut parfois mettre le lecteur mal à l'aise alors que ce sont des sujets qu'il ne vaut mieux pas bâcler si on veut faire les choses correctement. Et si ce n'est pas le cas alors autant ne pas les aborder...

       Enfin, et même si je confirme que j'ai vraiment passé un agréable moment de lecture et que je me suis bien amusée, la fin est vraiment too much avec toutes ces histoires de télé-réalité trop ridicules à mon goût et ne laissant que peu de place d'autres émotions.

     

    Et si vous voulez ajouter "Un Bon Parti" à votre PAL, c'est par ici.